600 enfants vivent de la décharge publique de Oued Semar
Des sources sures ont indiqué à Echourouk que tout propriétaire d’un camion de décharges voulant accéder à la décharge publique à Oued Semar dans la capitale est tenu de s’acquitter d’une somme de 100 DA auprès des personnes se trouvant à l’entrée de la décharge sous peine de se voir refuser l’accès et se faire agresser par des armes blanches.
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D’après nos sources, ces « gardiens » sont recrutés par un réseau activant dans ce lieu et procèdent au racket des propriétaires de ces camions, leur revenu quotidien est estimé à hauteur de 80 milles centimes, sachant que le nombre de camions se rendant sur les lieux est du nombre de 80, venant de toutes parts. Un chauffeur de camion de décharges nous a indiqué que ces gardiens portent des armes blanches et des bâtons, parmi eux des mineurs animés par la violence. On ne peut accéder librement à ce lieu sans être accompagné de ces gardiens, qui exigent du « visiteur » d’expliquer la raison de sa présence sur ces lieux de peur de démasquer les secrets du royaume de la « décharge ».
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La décharge de tous les maux
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Des agents de nettoyage travaillant au niveau de la décharge ont découvert un corps d’un enfant âgé de deux ans à l’intérieur d’un sac en plastique, pour ensuite informer les éléments de la gendarmerie nationale. Une fois sur place ces derniers ont découvert que le corps provenait d’un conteneur de l’un des quartiers de la commune des Eucalyptus.
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En effet, les services de sécurité ont réussi à régler plusieurs affaires à partir de cette décharge publique, considérée comme étant la dernière destination des corps sans âmes.
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Des agents de sécurité ont une arme automatique, et auparavant une kalachnikov et des balles réelles. Un sac en plastique contenant environ 70 kg de drogue traitée y a été découvert, et toujours les investigations de la police n’ont toujours pas donné de résultats quant à la provenance de cette quantité importante de la drogue.
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Un point révélateur sur le niveau de vie des algériens
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On découvre la plupart du temps des corps de néo nés après s’être débarrassé d’eux du fait qu’ils sont venus au monde à partir d’une liaison illégitime. Ces corps sont mis dans des sacs en plastique pour les acheminer vers la décharge publique, transformée en un espace ouvert à tous les dépassements.
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La décharge publique est connue pour être la plus vieille décharge en Algérie, son existence remonte jusqu’en 1978 pour ensuite être transformée en empire où des montagnes d’ordures y sont amassés à hauteur de 30 mètres, occupant une superficie de 30 hectares. Une société Turque effectue actuellement des travaux pour la transformer un espace de loisirs avec une enveloppe financière de 65 millions d’Euros.
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Une enquête a révélé que 600 mineurs dont l’age varie entre 10 et 18 ans y résident de manière permanente au milieu des ordures, la plupart d’entre eux viennent de la wilaya de Médéa, dont des victimes du terrorisme et d’autres victimes de la séparation des parents, et les autres à cause de la famine dont ils souffrent. L’enquête a révélé aussi que le nombre de mineurs augmente lors des vacances, et ce pour y ramasser des produits récupérables en contre partie d’un montant financier.