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Kemmati : « Abdelhakim Belhadj n’est pas le 'libérateur' de Triploli et ses déclarations sur l’Algérie n’engagent pas le CNT »

الشروق أونلاين
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Kemmati : « Abdelhakim Belhadj n’est pas le 'libérateur' de Triploli et ses déclarations sur l’Algérie n’engagent pas le CNT »
Djamaa Kemmati avec le journaliste d'Echorouk

L'ancien représentant du Conseil national de transition au Royaume-Uni, Djamaa Kemmati a répondu aux déclarations d’Abdelhakim Belhadj qui a affirmé récemment sur les colonnes d’Echorouk qu’il n’existe aucune preuve sur l’implication de l’Algérie dans l’affaire du transport de mercenaires en Libye. D’autre part, il estime qu’Abdelhakim Belhadj n’est pas le 'libérateur' de Tripoli affirmant que ceux qui l’ont libéré sont tous des Libyens.

 

Echorouk : beaucoup d’Algériens estiment que le Conseil national de transition (CNT) utilise un langage hostile contre l’Algérie, pourquoi le CNT agit-il ainsi vis-à-vis d’un pays frère et voisin ?

Djamaa Kemmati : le CNT respecte le peuple algérien. Il n’y a aucun problème entre le CNT et le peuple algérien. Ce dernier a soutenu le peuple libyen dans sa révolution contre le régime de Mouaamar Kadhafi. Quand nous parlions de l’Algérie, nous critiquions la politique algérienne et la diplomatie algérienne et non pas le peuple algérien.

 Echorouk : le CNT a accusé l’Algérie de transporter des mercenaires en Libye, mais vous n’avez pour l’instant présenté aucune preuve. En plus de cela, Abdelhakim Belhadj a affirmé sur les colonnes d’Echorouk qu’il n’existe aucune preuve prouvant l’implication de l’Algérie dans l’affaire des mercenaires. Que dites-vous à ce sujet ?

 Djamaa Kemmati : Abdelhakim Belhadj a le droit de donner son avis et moi aussi. Je raconte ce qu’ont rapporté des dizaines de Libyens dans les régions de Ghadames et de Tripoli. Des Libyens qui ont joué le rôle d’intermédiaires entre Kadhafi et le gouvernement algérien nous ont raconté des choses sur l’implication de l’Algérie dans l’affaire des mercenaires. Ainsi quand Abdelhakim Belhadj affirme innocent le gouvernement algérien dans l’affaire de mercenaires et quand il affirme qu’il n’y a aucune preuve sur l’implication de l’Algérie dans le soutien du régime de Mouammar Kadhafi, il donne son avis.

 Echorouk : l’Algérie a montré ses bonnes intentions envers le CNT et a pris des contacts avec le CNT. Où sont actuellement arrivés ces contacts ?

Djamaa Kemmati : je ne parle pas au nom du CNT. J’ai appris que l’Algérie a reconnu le CNT. À mon avis cette reconnaissance vient en retard, vu qu’elle arrive après que tous les pays arabes et musulmans eurent reconnu le CNT. L’Algérie a présenté des conditions, mais elle a été obligée de ne pas les respecter ce qui veut dire que le gouvernement algérien était dans une position de faiblesse. Ainsi, il a reconnu le CNT. Pour moi, l’Algérie qui a besoin de reconnaître le CNT, mais ce dernier n’a pas besoin de la reconnaissance de l’Algérie.  Les Algériens sont nos frères et nous voulons avoir de bonnes relations avec eux.

 Echorouk : comment imaginez-vous les relations algéro-libyennes dans le futur ?

Djamaa Kemmati : je pense que les relations entre la Libye libre et l’Algérie sont des relations de bon voisinage. Nous respecterons les spécificités culturelles et sociales de nos voisins et nous n’interférerons pas dans leurs affaires intérieures. La Libye fait partie du grand Maghreb et nous voulons vivre dans la paix avec nos voisins.

 Echorouk : certains observateurs estiment que vous retardez la bataille finale vu que vous ne voulez pas d’islamiste au sein du CNT, à l’instar d’Abdelhakim Belhadj le « libérateur » de Tripoli qui veut obtenir le poste de ministre de la défense. Qu’en dites-vous ?

Djamaa Kemmati : tout d’abord c’est faux de dire qu’Abdelhakim Belhadj a libéré Tripoli. Ceux qui ont libéré Tripoli sont ses « fils » qui y vivent et les Llibyens venus des autres régions du pays. Tous les Libyens ont participé à la libération de la capitale. Abdelhakim Belhadj n’aspire pas au pouvoir et ne veut pas obtenir un portefeuille ministériel. Il a juste accompli son devoir en tant que citoyen libyen et en tant que chef sur le terrain. Nous sommes fiers de lui parce qu’il est un vrai nationaliste qui a combattu Kadhafi durant des décennies.

 Echorouk : certains qualifient Mustapha Abdeldjalil de « Karazai de la Libye » et qu’il n’est qu’une marionnette dirigée de l’autre coté de la Méditerranée. Qu’en pensez-vous ?

Djamaa Kemmati : ces propos ce sont ceux rapportés par les différents médias et certaines parties étrangères. Karazai est revenu en Afghanisan à bord d’un avion américain. Mustapha Abdeldjalil a toujours vécu en Libye et a lutté pour les droits de l’homme dans le pays et il a ouvertement critiqué Mouammar Kadhafi quand il était ministre de la Justice. Mustapha Abdeldjalil est un magistrat et a des connaissances approfondies en droit, droit constitutionnel. C’est un homme modeste et droit. En plus de cela, il ne s’est jamais imposé en tant que gouvernant de la Libye. C’est pour toutes ces raisons que les Libyens l’admire.

 

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