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Algérie: la centrale syndicale UGTA tient son 11e congrès

Algérie: la centrale syndicale UGTA tient son 11e congrès

La centrale syndicale algérienne, l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), a ouvert samedi à Alger son 11e congrès national dans un contexte marqué par l'émergence de syndicats autonomes lui disputant le monopole de la représentation des travailleurs.

 Syndicat unique avant l’instauration du pluralisme politique en 1989, l’UGTA  veut désormais apparaître comme une “force de proposition” et de “dialogue”  avec le pouvoir, à l’instar des syndicats du nord de l’Europe. “Nous prônons le dialogue au lieu de la grève, qui n’est pas une fin en  soi”, a déclaré son secrétaire général Abdelmajid Sidi Saïd, samedi à la presse. L’UGTA est essentiellement implantée au sein des entreprises publiques,  dont elle rejette la privatisation.

 Elle s’est aussi battue fermement pour le  maintien du secteur pétrolier dans le giron de l’Etat, contraignant les  autorités à revenir sur une loi autorisant son ouverture aux compagnies étrangères. Elle s’emploie à s’ouvrir sur le secteur privé émergent, dont elle ne  représente que 10% des travailleurs, selon son secrétaire général. M. Sidi Said s’est prononcé aussi en faveur d’un 3e mandat présidentiel en  2009 pour M. Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999.  

  Les dernières grèves enregistrées en Algérie, notamment dans la fonction  publique, l’enseignement et le secteur médical, ont été déclenchées à l’initiative des syndicats autonomes. Ces grèves ont été largement suivies,  selon ces syndicats. Un millier de délégués participent au 11e congrès, placé sous le mot  d’ordre de “stabilité, solidarité et modernité”.

  M. Abdelmajid Sidi Saïd doit briguer un nouveau mandat de cinq ans à la  tête de l’UGTA. Dans un message aux participants, le président Bouteflika, a souligné que  l’UGTA “avait contribué, avec courage à la défense de la République au moment  où celle-ci traversait des moments difficiles”, du fait du terrorisme islamiste  entre 1990 et 2000. L’UGTA demeure un “acteur national privilégié par son  attachement à la stabilité sociale et à la paix au sein de notre société”,  a-t-il ajouté. La centrale syndicale algérienne, créée en 1956 durant la guerre  d’indépendance, revendiquait 1.675.800 adhérents en 2007.

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