Algériens détenus en Libye: Les condamnés rompent le jeûne avec de l’eau
Des sources bien informées de la prison centrale de la capitale libyenne Tripoli, El-Jadida ont révélé que 47 algériens condamnés à des peines de mort ou à perpétuité, dont des femmes, rompent le jeûne avec de l’eau depuis le début du mois de ramadhan et ne mangent que rarement, en signe de protestation contre les conditions psychologiques difficiles qu’ils vivent derrière les barreaux.
- Nombre de ces prisonniers préfèrent jeûner longtemps, en dépit des repas qui leur sont servis, bien que pauvres et insuffisants.
Certains des détenus du premier groupe récemment libérés ont estimé que cette attitude est le signe d’une grève de la faim non déclarée en raison de la crainte suscitée par le transfert de détenus dans une autre prison car considérés par l’administration pénitentiaire comme des meneurs
L’administration pénitentiaire a en effet qualifié certains détenus de manipulateurs avant de les envoyer dans une prison hors de la capitale, parmi eux, Abdelhalim Ramdani d’El-Oued et Zitouni Echikh d’Illizi
Selon certaines sources, des cas de décès enregistrés avant le mois de ramadhan sont dus à la sous-alimentation et à des complications de santé dont souffrent encore deux détenus. Les mêmes sources ont indiqué que l’obstination des prisonniers à ne se contenter que d’eau, ajouté à la fatigue du carême, peut mettre leur vie en danger
Par ailleurs, les détenus algériens en Libye, dont les huit condamnés à mort attendent toujours leur transfert en Algérie, qui prend du temps, après la grâce auparavant accordée par le chef de la révolution libyenne Mouammar Al-Kadhafi et les dispositions positives des autorités libyenne à traiter le vieux dossier présenté par les autorités algériennes
95 algériens avaient pour rappel été libérés au mois de mars de l’année dernière et rapatriés en Algérie par voie terrestre en passant par Ain Amenas