Bénéficiaires de la grâce: premiers accusés dans les enlèvements et assassinats d'enfants
Les juristes et sociologues algériens, ont appelé à la nécessité de revoir la façon de traiter avec les repris de justice, en particulier ceux qui sont liés aux affaires de drogue et agressions. Considérés comme les premiers accusés dans de nombreux cas d’enlèvements d’enfants et de meurtres atroces, les avocats appellent à application de la peine de mort comme il est instruit dans la Chariaâ islamique.
Dans ce contexte, l’avocate et membre du Conseil national de la femme et de la famille, Mounia Mouslim, a souligné qu’il est indispensable de prendre de nouvelles mesures pour prendre en charge les repris de justice en particulier, pour qu’ils commettront pas d’autres crimes après leur sortie de prison, ajoutant que la propagation du phénomène de l’enlèvement et assassinat contre les enfants. L’avocate, a ajouté que le système pénitencier en Algérie n’a pas réussi à dissuader les criminels. C’est pour cela, il est de notre devoir de considérer la façon de traiter cette couche de la société, et ce en plaçant sous surveillance, comme dans les pays européens, et d’un suivi psychologique et d’assurer leur développement social, pour une vraie réintégration. Dans le même contexte, Mounia Mouslim, a considéré qu’un toxicomane est un malade, alors on ne peut le juger avant de la soigner. Et le problème dans ces situations, c’est que les juges ne peuvent pas les affecter cliniques thérapeutiques, parce que les centres spécialisés sont insuffisants. Quant au président de l’ Ordre national des avocats algériens, Anwar Mustapha, considère que le vrai problème en Algérie réside dans l’application des lois, tout en appelant à l’application de la peine de mort, qui a été gelée depuis 1993. De son côté l’universitaire et sociologue à l’université de Bouzareah, souligne que les vrais raisons de ce phénomène nouveau à la société algérienne ” enlèvements et assassinats odieux commis contre des enfants”, commis par des repris de justice, reviennent à la la société et sa composante, qui considère ces derniers comme des “héros”, au point de célébrer même leur sortie de prison.