BM: « Nous n’avons jamais mis pression sur l’Algérie pour renoncer à la règle 51-49 »
Le vice-président de la Banque mondiale pour la croissance équitable, la finance et les institutions, Jan Walliser, a appelé le gouvernement algérien à aller vers plus de mesures d’austérité et à se serrer la ceinture et ne pas se contenter d’affronter la crise pétrolière par des analyses et des critiques.
Questionné par Echorouk sur la situation financière du pays, le responsable de la Banque mondiale a répondu: « votre gouvernement est appelé à se serrer la ceinture, voire à adopter des mesures d’austérité et d’arrêter les subventions de l’électricité et du carburant ».
Le représentant de la BM a insisté sur le fait que la situation financière du pays exigeait plus que jamais de cesser la politique « sociale » adoptée par le gouvernement depuis des années, de revoir la politique de soutien destinée aux produits de consommation, les carburants et l’électricité et de réduire les dépenses du pays.
Par ailleurs, Jan Walliser a affirmé que le climat d’investissement s’était significativement amélioré au cours de ces derniers mois grâce aux efforts déployés par le gouvernement.
Pour ce qui est de la règle 51-49, l’interlocuteur a indiqué, contrairement aux récents rapports de la Banque qui la critique, qu’elle ne constituait aucun handicap pour les investissements étrangers en Algérie, affirmant qu’elle ne constitue pas d’handicap pour les investissements étrangers en Algérie.
En outre, il a estimé que cette mesure relève des prérogatives et de la liberté des autorités algériennes de préserver leurs investissements de la manière qu’elles jugent la plus adéquate, assurant que la BM n’a à aucun moment exercé de pression sur l’Algérie pour renoncer à cette règle.
« Cette règle n’est pas l’apanage de l’Algérie. Plusieurs pays contrôlent le taux des investissements sans que cela n’affecte le climat des affaires», soutient-il.
Par ailleurs, il a conseillé au gouvernement de recourir à l’endettement extérieur, jugeant importantes les chances de contracter des crédits du fait que l’Algérie n’était pas confrontée à une dette extérieure.
De son point de vue, cette option devrait permettre au pays de financer ses projets en devises.