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Côte d'Ivoire : l'Onu demande des mesures contre les auteurs de massacres

الشروق أونلاين
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Alors que la bataille d'Abidjan s'enlise, Nicolas Sarkozy a décidé de convoquer une réunion à l'Elysée cet après-midi, pour faire le point sur la situation critique en Côte d'Ivoire.

 

 Sur place, on ne sait toujours pas avec certitude où se trouve Laurent Gbagbo. A Abidjan, seuls quelques tirs sporadiques d’armes lourdes ont été entendus depuis samedi soir, notamment au Plateau, cœur du pouvoir, abritant le palais présidentiel.

 

 Les ONG, notamment Médecins sans frontières (MSF), craignent par ailleurs la poursuite des violences dans l’Ouest et l’arrivée massive de nouveaux blessés. L’Onu réclame à Alassane Ouattara des mesures contre ceux qui ont pris part au massacre de 800 personnes à Duékoué, y compris contre ses partisans. Le président reconnu par la communauté internationale nie tout massacre de civils. Il a annoncé qu’une enquête avait été ouverte.

 L’aéroport d’Abidjan sous contrôle français. Dimanche, l’état-major français a annoncé que les militaires de l’opération Licorne ont pris le contrôle de l’aéroport international d’Abidjan, «en coordination avec l’Onuci». Le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major, a ajouté que «deux compagnies supplémentaires (soit près de 300 hommes, NDLR) ont été déployées à Abidjan par des appareils de transport Hercules C-130 et Transall». Leurs unités d’origine et le lieu de leur départ n’ont pas été précisés. Avant ces nouveaux renforts, les effectifs de Licorne avaient déjà été portés ces derniers jours de 900 à près de 1 100 hommes. Plus de 1 500 étrangers, dont 700 Français, ont été regroupés dans le camp de l’opération Licorne, à l’abri des violences et des pillages.

 Par ailleurs, toujours selon le porte-parole de l’état-major, «un soldat du 16e bataillon de chasseurs a été légèrement blessé par balle à Abidjan par des tirs de forces pro-Gbagbo».

 Violents messages contre la France. La télévision d’Etat ivoirienne contrôlée par Laurent Gbagbo diffuse de violents messages contre la France. «Le génocide rwandais se prépare en Côte d’Ivoire par les hommes de Sarkozy. Ivoiriennes, Ivoiriens, sortons massivement et occupons les rues», lance un bandeau défilant. «L’armée française occupe l’aéroport Félix Houphouët-Boigny (d’Abidjan), nous sommes en danger», affirme un autre bandeau. Un communiqué du gouvernement Ouattara affirmait déjà samedi que «c’est à partir d’un car mobile que les pirates du clan Gbagbo tentent de ressusciter la RTI pour poursuivre leur propagande de destruction de la Côte d’Ivoire».

 Massacres : l’ONU demande des sanctions. Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon a demandé dimanche après-midi à Alassane Ouattara de prendre des mesures contre ceux qui ont pris part au massacre de huit cents personnes, selon le chiffre de la Croix-Rouge dans l’ouest du pays. Le président a une nouvelle fois démenti les accusations selon lesquelles ses partisans auraient participé au massacre dans la ville de Duékoué.

 MSF inquiet pour les blessés. L’ONG Médecins sans frontières s’alarme du nombre de blessés affluant dans les structures médicales de l’ouest de la Côte d’Ivoire, signe que les «violences continuent dans la zone», six jours après le début de l’offensive des pro-Ouattara.       Alors que le matériel médical et les médicaments commencent à manquer, les violences «rendent l’accès aux blessés difficile», explique MSF. Certains patients «ne peuvent pratiquement plus être soignés en Côte d’Ivoire». Selon MSF, la situation est également préoccupante à Abidjan.

 Hillary Clinton se fâche. La secrétaire d’Etat américaine appelle Laurent Gbagbo à «se retirer immédiatement», estimant que son maintien conduit le pays à «l’anarchie». Elle souligne la grave préoccupation» de Washington face à la «situation dangereuse et qui se dégrade», rappelant que les deux camps ont la responsabilité d’assurer la sécurité des populations civiles et le respect des droits de l’homme.

 

 

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