Criminalité: Quatre homicides commis par jour
La Police et la Gendarmerie nationales ont tiré la sonnette d’alarme dans leur rapport annuel quant à la hausse du nombre de meurtres.
Des meurtres causés par des querelles, disputes familiales, la drogue, la vengeance, troubles mentaux…
Les mêmes services ont recensé 750 meurtres odieux commis en 2016, soit quatre (4) cas par jour.
Un rapport de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), dont une copie parvient à Echorouk, a révélé que la police judiciaire et scientifique avait traité 228 affaires criminelles en 2016.
Il s’agit d’affaires liées à des délits de meurtre prémédité, coups et blessures entraînant la mort.
« Les brigades de la police judiciaire et scientifique de la sûreté nationale territorialement compétentes ont traité et élucidé 228 affaires criminelles sur un total de 229 enregistrées en 2016, soit un taux d’efficacité de 99,56% », a indiqué un communiqué de la DGSN.
Il y a eu usage d’armes blanches dans 225 affaires, et d’armes à feu artisanales dans quatre affaires.
Notons que 490 individus impliqués dans ces affaires ont été arrêtés. Ils sont âgés entre 19 et 36 ans, dont 28 présumés principaux dont 9 femmes et 262 complices dont 18 femmes.
Traduits devant la justice, 378 d’entre eux ont été placés en détention provisoire.
Pour ce qui est des meurtres avec préméditation, note la même source, la police criminelle a traité 127 affaires soldées par l’arrestation de 295 personnes dont 127 présumés et 168 complices.
Quant aux affaires liées aux coups et blessures volontaires menant à la mort, 101 affaires ont été traitées qui ont donné lieu à l’arrestation de 195 personnes dont 101 présumés et 94 complices tous présentés devant les juridictions territorialement compétentes.
Par ailleurs, le même document a énuméré les causes des crimes commis en 2016 comme suit: querelles et provocations (24%), affaires de vol (14%), disputes familiales (12%), affaires de famille (7%), des abus d’alcool et de stupéfiants (7%), différends pour cause d’argent (6%), affaires de vengeance (5%) puis affaires liées à des troubles mentaux (3%).
La Gendarmerie nationale a recensé 450 affaires criminelles en 2016, dont les auteurs seraient sous l’effet de la drogue et de stupéfiants.