Des enquêtes ouvertes sur des marchés illicites à travers 11 ports
Les opérations d’inspection enclenchées par les services de sécurité au niveau des ports d’Alger et d’Oran se sont étendues à tous les ports du pays, à savoir 11 en tout au niveau national.
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Cela intervient sur une instruction donnée par le gouvernement dans le cadre des opérations de révision générale des accords signés, à l’amiable, entre les directions des ports au niveau national et des opérateurs privés, sous la supervision du ministère des transports.
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Le gouvernement a pris cette décision suite à des défaillances sérieuses enregistrées au port d’Alger, et qui se sont traduites par la mise en garde à vue de dix responsables, à leur tête l’actuel directeur général, l’ancien directeur et de hauts fonctionnaires. En effet, ces derniers sont accusés d’avoir signer des marchés, à l’amiable, avec des opérateurs privés et de bénéficier de grandes sommes illicitement. Des responsables au niveau du port d’Oran ont été, également, mis en garde à vue pour les mêmes raisons.
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En effet, l’enquête sera menée sur les opérations de gestion et la conclusion des marchés aux ports de Ghazaouet, de Bni Saf, d’Arzew, de Mostaghanem, de Tnes, de Béjaia, de Jijel, de Skikda et de Annaba avec des sociétés privées et étrangères spécialisées dans les services du transport maritime. Ces entreprises ont bénéficié des facilitations record au détriment des sociétés publiques algériennes.
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Un haut responsable a indiqué que quelques sociétés étrangères ont obtenu des droits d’utilisation de certains appareils publics au sein des ports.
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et pour cause, le gouvernement a décidé, à travers cette enquête, d’obliger des opérateurs dans le secteur à respecter cinq points essentiels, à savoir le financement des professions liées aux services des ports, la contribution des opérateurs algériens dans le capital de leurs sociétés, la prise des parts de risque dans l’ouverture de l’économie nationale, la division des profits entre l’augmentation du capital, les besoins de l’investissement ainsi que le développement de l’activité et enfin l’exclusion des opérateurs qui se focalisent sur le gonflement des profits pour les transférer vers l’étranger.