Des visas aux « personæ non gratæ» lui valent son poste d’ambassadeur
Visiblement “furieux” après les nombreuses failles enregistrées lors du Forum africain des investissements et des affaires, le président de la République a décidé de sanctionner ceux ayant failli à leur mission.
En commençant d’abord par l’ambassadeur d’Algérie en France, Amar Bendjemaâ, dont la délivrance des visas à des invités considérés comme « personæ non gratæ» lui aurait valu son poste qu’il occupait depuis septembre 2013.
Outre ce limogeage, la présidence de la République a demandé au ministère des Affaires étrangères de lui faire parvenir des rapports complets sur le Forum, notamment son volet financier et le compte mis en place par le FCE pour collecter les contributions destinées à l’événement.
Une décision qui devrait donner froid aux hommes d’affaires affiliés au FCE.
Une source responsable a révélé à Echorouk que le la mise à la retraite de l’ambassadeur d’Algérie en France, décidée lundi par le chef de l’Etat, n’était qu’une sanction parmi tant d’autres qui devraient tomber prochainement.
Selon la même source, Amar Bendjemaâ aurait fait les frais d’une grande erreur diplomatique en délivrant des dizaines de visas pour des personnalités invitées par le président du Forum des chefs d’entreprises, Ali Haddad, pour prendre part au Forum africain des investissements et des affaires sans passer par la procédure habituelle.
Une gaffe qui aurait failli perturber l’événement n’était la vigilance des services de la présidence de la République qui n’avaient rien laissé au hasard en décidant à la dernière minute d’annuler les invitations destinées à des personnages indésirables.
D’après toujours nos sources, le chef de l’Etat ne compte pas laisser le rendez-vous, émaillé de bourdes, passer inaperçu. D’ailleurs, il a demandé au département de Ramtane Lamamra des rapports sur l’organisation et les détails sur le choix des sponsors, sachant que le premier ministre, Abdelmalek Sellal a ordonné à son niveau de mener une enquête administrative sur le sort des sommes colossales collectées pour l’événement.
A rappeler qu’Ali Haddad a annoncé, à l’issue du Forum, que le coût de l’organisation de cet événement était de 60 milliards de centimes.
Un chiffre qui ne laisse pas indifférents les membres du FCE qui lui demandent de présenter le rapport financier et moral depuis son installation à la tête du Forum.
Reste à savoir si les jours de cet homme d’affaires -qui s’érige en chef de l’exécutif- ne sont pas comptés!