Djaballah: « Rien n’encourage à entrer en lice dans les prochaines élections »
Le président du Front pour la justice et le développement (FJD), Abdallah Djaballah a estimé que la situation actuelle du pays n’encourage guère à se porter candidat à la présidentielle de 2014.
Questionné par nos soins sur la possibilité de se porter candidat aux prochaines élections présidentielles de 2014, Abdallah Djaballah a répondu: « Pensez-vous que les conjonctures actuelles encouragent à le faire ? » et a ajouté: « Ce qui m’intéresse actuellement, c’est de me battre pour révéler les preuves à l’appui les intentions non-innocentes dans la révision de la Constitution».
Abdallah Djaballah qui semble être mécontent de la manière dont les autorités ont décidé de réviser la loi fondamentale du pays a estimé que cette manière reflète le peu d’intérêt accordé par l’Etat au peuple et l’indifférence flagrante à l’égard de la nation.
En outre, il a souligné qu’il appartenait aux autorités du pays de mettre en place une commission composée des différents courants et de leur accorder le temps nécessaire afin d’élaborer une Constitution permettant la réalisation les espoirs des martyrs et répondre aux aspirations du peuple, bâtir un Etat fort et équilibré à même d’accomplir ses devoirs tout en respectant les droits des citoyens et protéger les
Cependant, il a critiqué la révision partielle de la Constitution, selon certaines indiscrétions, qui ne concernerait que les articles relatifs au prolongement du mandat présidentiel.
Le président du Front pour la justice et le développement (FJD) a dit que l’Algérie a besoin d’une Constitution mieux que celle de nos jours et dit que la révision doit être globale.
« Nous ne sommes pas pour la Constitution dont on entend parler ces jours-ci »a-t-il tenu à affirmer.
Abdallah Djaballah est revenu également sur les scandales de corruption qui ne cessent d’éclater de jour en jour en estimant que la Constitution actuelle a protégé le phénomène de corruption en l’absence d’appareils de contrôle, à l’exception de la Cour des comptes, qui à ses yeux, dépourvue de son contenu.
« Certains se disent que c’est le Parlement qui contrôle, mais nous savons tous que les députés qui siègent au Parlement sont arrivés à ces postes par la fraude… », a-t-il conclu.