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Enlèvement d’enfants: plusieurs établissements scolaires en alerte

الشروق أونلاين
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« …J’arrive en retard au travail car j’ai tenu à accompagner mon fils à l’école…il n’y a plus de sécurité », tels sont les propos d’une maman qui veille à la sécurité de son enfant et qui n’a plus confiance après la propagation du phénomène d’enlèvement d’enfants qui prend de proportions alarmantes.

Jeudi à 7 h 30, toutes les cours des établissements scolaires (primaire et moyen) ainsi que des mosquées ont connu un mouvement inhabituel. Les parents, hommes et femmes ont tenu à venir  accompagner leurs enfants de crainte qu’ils ne soient kidnappés, voire tués par des ravisseurs qui ne cessent de semer la terreur dans une société déchirée et secouée par le « rapt » qui ne cesse de guetter nos enfants.

L’horreur et l’angoisse ayant suivi le rapt des deux enfants à Constantine, Haroun et Brahim puis tués sauvagement par leurs ravisseurs ont suscité tant d’émoi et de crainte chez la population algéroise.

La maman de « Mohamed Amine » a déclaré à Echorouk: « Par le passé je laissais mon enfant aller tout seul à l’école, mais désormais je ne laisse jamais aller seul. J’en ai plus confiance. Je serai à ses côtés pendant les aller/retour ».

A côté de cette femme était assise une vielle femme venue accompagner son petit-fils qui nous a confié de son côté: « Si Brahim et Haroun étaient kidnappés dans le quartier où ils habitent, comment puis-je faire confiance alors à un voisin ? Hier, c’était Chaimaa qui a été enlevée puis tuée et aujourd’hui c’est au tour de Haroun et Brahim d’avoir ce sort macabre. Qu’attendons-nous pour agir ? », s’est-interrogée cette vielle femme désespérément.

A Bach-Djarrah dans la capitale, le trafic routier a été quasiment paralysé non en raison de la pluie, mais plutôt par les nombreux parents venus récupérer leurs enfants à leur sortie de l’école.  

Outre les établissements scolaires, les mosquées ont également connu également ce mouvement inhabituel. Au niveau de la mosquée de Kouba, des dizaines de femmes sont venues attendre leurs petits enfants âgés de moins de six ans à leur sortie de la mosquée, dont la mort des deux enfants à Constantine était sur les lèvres de chacune d’elles.

« Le phénomène de rapt d’enfants doit être résolu le plus vite possible par les différentes franges de la société civile, notamment qu’il se produit sur la route, devant des habitations et non devant les écoles. Mais, il faut promulguer des lois répressives assurant la protection totale de l’enfant en milieu scolaire », nous a confié, le président de l’Union nationale des associations de parents d’élèves.  

A la question de Echorouk sur les revendications des syndicats de l’éducation qui concernent en premier lieu l’enseignant sans l’élève, le représentant du syndicat de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), Messaoud Amraoui a répondu: « Il est vrai que l’ensemble des revendications des syndicats de l’éducation sont relatives aux préoccupations de l’enseignant. Mais il ne faut pas que le milieu scolaire ne doit pas être perturbé, car cela ne permet pas le meilleur climat à l’enseignant pour accomplir sa tâche qui l’incombe ».

Pour rappel, le projet de loin sur la protection des établissements scolaires reste lettre morte et tarde à voir le jour. Un projet présenté sous le règne de Benbouzid qui prévoit de doter les établissements scolaires de près de 10 000 agents de sécurité.  

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