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Farid Bedjaoui menace d’impliquer de hauts responsables de l’État

الشروق أونلاين
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Djaâfar Saâda
L'ex-ministre de l'Energie et des mines, Chakib Khelil

Cité dans les scandales de corruption de Sonatrach/Saipem/Eni, le neveu de l’ancien chef de la diplomatie algérienne, Mohamed Bedjaoui, menace d’impliquer de hauts dirigeants de l’État, s’il est visé par la justice.

 

Selon le site électronique Tout Sur l’Algérie (TSA) citant de proches de Farid Bedjaoui, celui-ci aurait agi pour sauver sa peau après que son nom fut cité à maintes reprises  par les justices italienne, canadienne, algérienne et récemment celle de Dubaï  dans les scabreuses affaires de corruption qui éclaboussent la compagnie pétrolière nationale  Sonatrach . Étant un intermédiaire en faveur des firmes étrangères, Farid Bedjaoui serait intervenu en faveur des compagnies italiennes, canadiennes et chinoises pour décrocher d’importants projets en échange de sommes colossales sous forme de pots-de-vin. Il serait l’intermédiaire ayant permis au géant italien  Saipem  d’obtenir de grands projets en Algérie après avoir versé d’importants pots-de-vin.Selon les mêmes sources, la famille de Bedjaoui craint la ruine et la faillite en cas de traduction du principal accusé dans de nombreuses affaires de corruption ayant émaillé les transactions conclues, sous le règne de l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil, entre Sonatrach et des firmes pétrolières internationales.La famille de Bedjaoui redoute de voir sa fortune estimée à 2.5 milliards de dollars, constituée essentiellement de pots-de-vin qu’elle a reçus et des 2 milliards de dollars que Sonatrach a confiés à Rayan Asset Management sis à Dubaï, fondre comme neige sous soleil.Ayant voulu sauver sa tête et sa fortune, Farid Bedjaoui aurait envoyé un intermédiaire en vue de négocier avec les autorités algériennes pour camoufler l’affaire. Ces dernières seraient opposées à cette idée surtout en ces circonstances actuelles où chacun cherche à sauver sa peau.Ce n’est un secret pour personne,  “Rayan” avait bénéficié d’avantages exceptionnels de Sonatrach, sous le règne de l’ex-ministre de l’Energie et des mines, Chakib Khelil, lui aussi pointé du doigt dans ces affaires de corruption qui défrayent les chroniques.Lors des enquêtes diligentées sur l’affaite dite  Sonatrach 2, Farid Bedjaoui avait été présenté comme principal acteur dans les transactions douteuses et serait même l’intermédiaire entre des dirigeants de certaines compagnies pétrolières étrangères et de hauts responsables politiques algériens. 

 

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