Ghozali à Echorouk: «L'ouverture politique de 89 est un leurre»
Sid-Ahmed Ghozali, l’ex-chef du gouvernement, a qualifié l’ouverture politique à la fin des années 80 comme un leurre et qu’il a été victime de la politique du système et des manœuvres du FIS. En outre, il a ajouté ce sont les Français eux-mêmes qui ont surnommé Mouloud Hamrouche «l’homme des reformes».
Et dans le contexte de la polémique engendrée par l’épouse de feu Chadli dans ses déclarations auparavant à Echorouk, il a précisé que le Président était en émulation avec Gorbatchev pour étrenner les reformes dans les années 80 pour se présenter comme l’homme du renouveau après feu Boumediene.
Il a également précisé que les reformes ont été initiées depuis le 4e Congrès du FLN. Il devait y avoir une «continuité» pour parachever l’œuvre de Boumediene. Mais après, il n’en fut rien et c’est le contraire qui s’est produit.
Cette «déboumedianisation» est apparue comme un prélude aux reformes à venir. Chadli est passé du règne individuel du temps de Boumediene à celui du FLN.
Ce qui a permis ce développement économique est une embellie financière après que le prix du pétrole ait bondi de 12 à 40 dollars après la révolution iranienne de 1979, avant de s’effondrer au milieu des années 80.
En sus, Abdelhamid Brahimi a manqué de vision politique, lui qui était dénommé «la science», alors qu’il n’était qu’un «technocrate» au mieux.
Ghozali a également défini de faux-semblant l’ouverture politique issue de la révision de la Constitution en 1989 et que le véritable instigateur des réformes est Hamrouche, étant donné que Chadli a moralement démissionné depuis le 5 octobre 88.