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Hafid Derradji: « Je dévoilerai plusieurs secrets »

الشروق أونلاين
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Hafid Derradji: « Je dévoilerai plusieurs secrets »

Le journaliste de la chaîne satellitaire Al Jazeera Sport, Hafid Derradji se considère ni comme un ange, ni comme un démon, tout comme le titre de son livre « Ni Ange, ni Satan », édité récemment par Echorouk.

L’invité du Forum d‘Echorouk, Derradji a dit qu’il s’apprête à publier ses mémoires d’ici deux ans au plus tard, tout en promettant de dévoiler de nombreux secrets.

*Contre les pratiques des individus et non des institutions!

« Un écrivain qui ne parle pas du vécu de sa société n’est pas écrivain », tel est le constat fait par le journaliste.

Derradji a évoqué de nombreux maux de la société qu’il qualifie de sérieux problèmes auxquels sont confrontés les Algériens, comme la corruption, le régionalisme,…etc. Selon lui, ces maux ne sont pas essentiellement liés à des entreprises mais plutôt à des comportements des individus.

*Dégagez… mais!

S’agissant du Printemps arabe qui a secoué de nombreux pays arabes, l’invité du Forum d’ Echorouk a dit que l’Algérie a déjà vécu son printemps démocratique après Octobre 1988 en affirmant: « Les événements d’Octobre 1988 étaient une étape importante dans l’histoire du pays, qui est passé d’une situation à une autre. Cependant, ce qui s’est passé après cette date mérite d’être détaillé et corrigé ».

En commentant l’un de ses articles dans lequel il demande le départ des responsables ayant été derrière la corruption, Derradji a expliqué n’avoir visé aucun responsable, mais plutôt les mauvaises pratiques qui entravent tout progrès du pays.

*Mes mémoires d’ici deux ans!

Le présentateur de l’émission « Malaîb El Alam » (Stades du monde), sur l’ENTV des années durant, a dit qu’il publiera d’ici deux années ses mémoires, dans lesquels il inclura les erreurs qu’il avait commises dans sa vie professionnelle et privée.

Contrairement à d’autres, Derradji a dit avoir lu des mémoires de politiques et de journalistes, mais à ses yeux, ces derniers se focalisaient beaucoup sur le côté positif sans autant parler du côté négatif.

« Je tenterai de faire contrairement à d’autres. Mes mémoires surprendront plus d’un, car elles contiennent des secrets et des histoires jamais dévoilées… Elles concernent précisément la période de mon travail en Algérie et mon passage à la télévision, où j’ai occupé plusieurs postes… ».

*La télévision algérienne.. un mal!

S’agissant des médias publics, Derradji a dit: « Il est triste de voir la télévision algérienne se transformer à un espace qui manque d’harmonie et d’homogénéité sur le plan professionnel et sur le plan des relations humaines », a-t-il déploré.

« Il est vrai que le mal n’a pas affecté seulement la télévision, mais plutôt plusieurs secteurs et institutions. Aujourd’hui, l’ENTV vit une véritable crise. Ce qui me touche autant, lorsque je trouve des e-mails me parvenant de mes confrères, voire même des directeurs de la télévision cherchant des opportunités de travail à l’étranger(…). La situation s’est dégradée sérieusement après le départ de Hamraoui Habib Chaouki et son équipe ».

*Les postes ne m’intéressent pas à Al Jazeera!

L’auteur du livre « Ni Ange, ni Satan », a avoué n’avoir cherché à aucun moment d’occuper un poste si important à Al Jazeera Sport, et que son émission « Avec esprit sportif » a été arrêtée car il n’a pas trouvé l’environnement qu’il souhaitait.

Quant à la concurrence qui existe entre les commentateurs de cette chaîne qatarie, Derradji a dit qu’il s’agit d’une concurrence entre différentes écoles et différents courants.

Pour étayer ses dires, Derradji a donné l’exemple de la concurrence dans le « football, entre Messi et Ronaldo! ».

*Je ne cherche pas des histoires!

Il a dit qu’il ne cherche jamais à entrer en conflit avec d’autrui. En réponse à une question sur les conflits ayant lieu après son arrivée à de hauts postes au sein de la télévision algérienne, il dit: « Croyez-moi, je n’ai entendu ces conflits qu’après mon départ de la télévision. D’ailleurs, je n’avais de temps à perdre dans des choses qui n’apportent rien, car tout mon temps je le consacrais pour le travail, d’autant plus que le DG me faisait la confiance ».

Quant à son départ au Qatar, il a dit que c’était « un succès personnel et non pas un échec ».

« Ce sont eux qui ont perdu. D’ailleurs, plusieurs personnes que j’ai connues à la télévision parlent de la rigueur et de la discipline qui régnaient à l’époque de Hamraoui, Derradji et autres».

*Ma relation avec Ouyahia et Belkhadem!

Quant aux liens qu’il nouait avec des politiques, il dit: « Je considère l’ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia comme l’une des rares compétences nationales, en dépit des critiques qu’il avait subies ».

Sans nommer les personnes, il a dit que certaines parties étaient contre les compétences et tous ceux qui œuvrent et excellent dans leur travail, non pour l’intérêt du pays, mais pour leurs intérêts personnels.

Quant à Abdelaziz Belkhadem, Derradji a dit qu’il ne le « connaît qu’en tant que responsable. Je n’ai rien contre lui, et n’ai jamais dit du mal de lui ».

S’agissant d’un différend entre Belkhadem et lui, Derradji a démenti que Belkhadem soit directement à l’origine de son départ pour le Qatar.

« Belkhadem n’a pas été essentiellement la raison de mon départ pour le Qatar, mais peut être une motivation en plus pour quitter le pays », a-t-il tenu à expliquer.

Ni Doha, ni Al Jazeera ne s’impliquent dans mes convictions!

Le journaliste de la chaîne Al Jazeera Sport a catégoriquement démenti que ses articles critiquant la vie politique et sociale du pays, auraient dictés par une autorité quiconque.

« Personne ne me dicte ses idées ni ses visions. Être à l’étranger, n’influe en aucun cas sur mes articles et ma vision des choses. J’avais une même vision que celle que j’avais lorsque j’étais à la télévision algérienne. La différence, c’est que le poste que j’occupais me dictait de ne pas sortir de ma réserve. Ceux qui me connaissent, savent bel et bien que mes visions n’ont jamais changé et qu’elles ne sont ni dictées par Doha ni par Al Jazeera », nous a-t-il confié.

*Nous n’avons pas besoin d’une seule saison pour opter pour le changement!

Le vice-directeur général de l’ENTV, a dit qu’il ne reconnaissait ce qui est appelé « Printemps arabe ». « Je ne crois pas à cette appellation et ne crois pas qu’elle émane des peuples arabes… Les Etats arabes et le nôtre ont besoin de toutes les saisons pour que le changement s’effectue, et nous ne sommes pas condamnés d’opter pour le changement en une saison bien précise.. nous avons d’abord à faire une notre auto-évaluation », a-t-il dit.

*Je me retrouve dans l’écriture grâce à Echorouk

Refusant de commenter et de juger sa nouvelle expérience dans l’écriture, Hafid Derradji a qualifié son expérience dans l’écriture d’ « opportunité exceptionnelle », qui lui a offerte Echorouk, après le match historique entre l’Algérie et l’Égypte.

« Echorouk m’a donné l’occasion d’écrire, au lendemain des événements ayant lieu lors du match Égypte-Algérie qui a eu lieu au Caire. Je me retrouve aujourd’hui dans l’écriture, tout comme les lecteurs me découvrent », a-t-il confié.

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التعليقات
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  • hadad

    Allah i3aawnak

  • hadad

    L'Algerie est dans nos coeurs merci hafid allah i3aawnak

  • hadja

    rabi.chaf.lik.yawlidi.thanik.men.wdjouh.ecchar.