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Khalida Toumi à Echorouk : « Je préfère avoir le ventre creux que de me priver d’un livre »

الشروق أونلاين
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Khalida Toumi à Echorouk : « Je préfère avoir le ventre creux que de me priver d’un livre »

La ministre de la culture Khalida Toumi a, dans l’entretien suivant accordé à Echorouk , a révélé que la classe intellectuelle est responsable de la fuite du citoyen algérien à acquérir le livre. Khalida Toumi a exprimé son étonnement quant à la sur-médiatisation de la question concernant les prix du livre, jugés très élevés.

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    Echorouk : Une réponse pour ceux qui disent que les prix sont excessifs sans même à relever le taux de lecteurs en Algérie ?

    K. Toumi : il ne faut pas parler des prix du livre, parce qu’un livre qui se vend à 500 DA est à la portée de tout le monde. Et si on est incapable d’avoir une somme pareille pour acheter un livre, alors cela voudrait dire que c’est une honte par rapport à soi même et non pas le prix. A moins que ceux là veulent acquérir des livres gratuitement. Bien au contraire, ceux qui respectent la culture n’accordent pas d’importance au prix comme pour le livre. Je ne doute pas de la conviction du peuple algérien quant à l’intérêt accordé au livre, sinon il n’y aurait pas eu cette grande affluence.

    Echorouk : Mais le problème du prix est un handicap réel pour l’étudiant, qui n’a aucune ressource ?

    K. Toumi : Si j’avais entendu cela de la bouche d’un agriculteur, je l’aurai compris. Mais, l’entendre de la bouche d’un universitaire et qui sait que le livre est plus important que le gain, cela me désole vraiment. L‘Etat nous a assuré les études et a fournit beaucoup d’efforts pour cela, et sin nous renions l’importance du livre, cela voudrait dire que nous n’avons pas étudié. Pour moi, je préfère ne pas manger que de me priver d’un livre. C’est pour cela qu’il faut travailler ensemble élargir la classe intellectuelle.

    Echorouk : Ne pensez-vous qu’il est difficile de traduire cette conviction dans la réalité ?

    K. Toumi : Ca c’est sûr..Mais, d’où est ce que je tiens cette conviction ? Moi, je la tiens de l’affluence que j’ai pu constatée et qui a dépassé tout entendement. Aujourd’hui, c’est le vendredi, il pleut à torrent, mais, cela n’a pu empêcher les algériens à venir en masse et acheter les livres dont ils ont besoin. Pour moi, le problème ne réside en le peuple en tant que peuple.

    Echorouk : ..Alors, ou réside le problème ?

    K. Toumi : Le problème se pose au niveau de la classe intellectuelle. Je pense que nous avons besoin de changer les mentalités de la classe intellectuelle qui se doit de se convaincre en premier lieu, avec la nécessité de la consécration d’un budget pour nourrir les esprits. Et là, je me pose la question suivante : Si la classe intellectuelle n’incite pas ses enfants à la lecture, alors qui c’set qui va le faire alors ? ..Il faut penser à nourrir nos esprits tout comme on le fait pour notre corps, et il faut qu’on soit convaincu de la nécessité d’épargner de l’argent pour acheter un livre.

    Echorouk : Est-ce à dire que vous en incombez la responsabilité à la classe intellectuelle ?

    K. Toumi : Oui, je pense que le problème ne réside en le peuple tant pour la classe intellectuelle. L’Etat fait partie de cette équation, mais je pense qu’il a joué rôle de la meilleure des manières, en organisant des expos-ventes de livres. Et cela est un devoir pour nous, et il faut qu’on respecte nos engagements.

     

     

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