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La mort d'Abou Zeïd, annoncée par Idriss Deby, pas confirmée à Paris

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La mort d'Abou Zeïd, annoncée par Idriss Deby, pas confirmée à Paris

Le président tchadien Idriss Déby a annoncé vendredi la mort de l’Algérien Abdelhamid Abou Zeïd, l’un des principaux chefs d’Al-Qaîda au Maghreb Islamique (Aqmi) lors de combats au nord du Mali, une information qui n’a pas été confirmée à Paris.

 

“Le 22 février nous avons perdu nos soldats dans le massif des Ifoghas après avoir détruit la base des djihadistes. C’est la première fois qu’il y a eu un face-à-face avec les djihadistes. Nos soldats ont abattu deux chefs djihadistes dont Abou Zeïd”, a déclaré le président Déby après un hommage solennel rendu à 26 soldats tchadiens morts dans ces combats.Les États-Unis avaient auparavant jugé “très crédibles” les informations sur la mort d’Abdelhamid Abou Zeïd, annoncée par des médias algériens.”Nous estimons que ces informations sont très crédibles”, a déclaré un responsable américain. “Si cela est vrai, ce serait un coup significatif porté à Aqmi”, a-t-il ajouté.Paris n’a pour l’instant pas confirmé. “Des informations circulent, je n’ai pas à les confirmer parce que nous devons aller jusqu’au bout de l’opération”, avait déclaré vendredi midi François Hollande, qui évoquait dans un discours l’opération militaire au Mali, entrée “sans doute” dans sa dernière phase, “sûrement la plus délicate”. L’ex-otage français Pierre Camatte, enlevé fin 2009 au Mali par Aqmi, s’est dit soulagé vendredi après l’annonce d’ Abou Zeïd. “C’est un soulagement de savoir que l’homme qui est responsable de mon enlèvement est hors d’état de nuire”, a-t-il dit . “Sa disparition et celle d’une partie de son staff montre que l’organisation a été décapitée”, a ajouté Pierre Camatte, relâché en février 2010 après trois mois de captivité dans le désert malien.Abou Zeïd serait mort avec 40 islamistes dans le nord du Mali, tandis que trois djihadistes auraient été arrêtés par les troupes françaises.Citant des “sources sécuritaires”, le site en ligne d’Ennahar a annoncé jeudi soir que les soldats français avaient découvert les corps “de 40 terroristes dont celui d’Abou Zeid” après de violents combats près de Tigharghar, dans le sanctuaire d’Aqmi et des islamistes les plus radicaux de l’Adrar des Ifoghas, dans l’extrême nord-est malien, près de la frontière algérienne.”Les services de sécurité sont en train de comparer l’ADN de deux proches parents d’Abou Zeid avec des échantillons prélevés sur les restes d’un corps remis par les forces françaises” aux autorités algériennes, précise El Khabar.De son vrai nom Mohamed Ghedir, l’Algérien Abou Zeïd, 45 ans, est considéré comme l’un des chefs les plus radicaux des groupes islamistes du nord du Mali, soupçonné notamment de la prise en otage de nombreux occidentaux.Petit et maigre, il est apparu pour la première fois en 2003 lors du spectaculaire enlèvement dans le grand sud algérien de 32 touristes européens par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), ancêtre d’Aqmi.Ancien trafiquant devenu islamiste radical dans les années 1990 en Algérie, il est aussi soupçonné d’être responsable de l’enlèvement au Niger du Britannique Edwin Dyer, exécuté en juin 2009, et en septembre 2010, toujours au Niger, de cinq Français, un Malgache et un Togolais sur un site d’uranium exploité par le groupe français Areva. Quatre de ces Français sont toujours aux mains d’Aqmi et pourraient être détenus dans la zone où Abou Zeïd aurait été tué.

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