La technologie sortira le pays du sous-développement
Des chefs d’entreprises américains, d’hommes d’affaires internationaux, en majorité d’origine algérienne, spécialisés dans des secteurs techniques et technologiques exerçant au Silicon Valley (Vallée du silicium) aux USA, dans des grands laboratoires de recherche et d’invention aux États-Unis, en Europe, Inde, et au Moyen-Orient, ainsi que des responsables aux fonds d’investissement ,destinés à l’accompagnement des entreprenariats, ont révélé que la bureaucratie constitue le sérieux obstacle contre la liberté de création et d’entreprenariat en Algérie.
Selon eux, ce phénomène a fait que l’Algérie perdre de grosses opportunités de sortir le pays de la décadence, dont souffrent les différents secteurs.
L’ensemble des intervenants ont mis l’accent sur la nécessité que l’Etat soit convaincu de réviser les mécanismes du leadership et de l’administration économique, car il ne s’agit pas seulement de sortir du sous-développement, mais aussi de sauver le pays.
Les interventions des chefs d’entreprises américains, des experts relevant des institutions spécialisées dans le financement et l’accompagnement, enregistrées lors du Forum de formation de jeunes investisseurs, entrepreneurs créateurs dans les secteurs scientifique et technologique organisé à Alger en partenariat avec la diaspora algérienne établie aux USA, institution internationale de financement affiliée à la Banque mondiale, se sont toutes focalisées sur la nécessité d’améliorer le climat des affaires et les conditions d’entreprenariat, offrir des infrastructures adéquates et améliorer les conditions et les mécanismes de régulation tant pour la législation et les lois.
S’ajoutent à cela, la soutenance de la transparence, le développement du système bancaire, et donner davantage de facilitations vers l’intégration de l’économie parallèle dans l’économie officielle ainsi que de préparer un cadre de vie propice aux entrepreneurs et aux chefs d’entreprises.
Pour Krimou Salem, l’initiateur de la création des entreprenariats et des sociétés technologiques, la bureaucratie et l’administration économique sont la première cause de fuite des entreprises vers le secteur informel.
Krimou Salem a indiqué que la bureaucratie commence généralement dès la première étape, soit après s’être autorisé d’exercer une activité, en obtenant le registre de commerce puis en niveau de la banque…etc.
Quant à Yacine Rahmoune, le chef du projet « Casbah Business Angle », installé aux États-Unis depuis plus de 35 ans, le recul du système bancaire algérien a fait perdre au pays plusieurs opportunités de développement secteurs économiques, ainsi que les entreprenariats.
Pour un meilleur fonctionnement, Yacine Rahmoune estime qu’il est primordial de réorienter les mécanismes destinés au financement des projets, notamment la création d’entreprises à l’aide d’un soutien de l’Etat, en l’occurrence l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej), la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) ainsi que d’autres petite agences qui doivent aussi être réorientées vers le financement des secteurs créatifs et technologiques.
M. Rahmoune a tenu à préciser avoir mis au courant le gouvernement par le biais du ministre de l’Industrie et des PME et de Promotion de l’investissement, Mohammed Benmaradi, que consacrer 35% des crédits accordés à l’emploi de jeunes pour le secteur technologique, est à même non seulement de sortir le pays du sous-développement mais aussi de sauver l’avenir du pays.