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L’Algérie célèbre le 5 juillet le 58ème anniversaire de son indépendance après une guerre de Libération de 7 ans et demi, considérée comme l’une des plus emblématiques des luttes des peuples, au 20ème siècle, pour la liberté et l’émancipation du joug colonial, alors que la question des archives sur la période de la colonisation française demeure posée, tant dans son volet relatif à la restitution de celles à caractère national que celui de l’accès des chercheurs.

La restitution des archives nationales (1830-1962) détenues par la France constitue une des principales revendications de l’Etat algérien dans le dossier relatif à la mémoire collective des Algériens.

Outre la question des archives, faisant l’objet de négociations entre les deux pays, le dossier de la mémoire comprend aussi les disparus durant la Guerre de Libération, l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français dans le Sahara algérien et la récupération des crânes des résistants algériens se trouvant au Muséum national d’histoire naturelle de Paris.

Vingt-quatre (24) des restes de ces résistants ont été rapatriés vendredi à bord d’un avion de l’Armée nationale populaire (ANP).

Un projet de loi instituant le 8 mai 1945, Journée nationale de la Mémoire, a été adopté en juin par les deux chambres du Parlement, l’Assemblée populaire nationale (APN) et le Conseil de la Nation.

Le 8 mai 1945, et alors que les Français célébraient la victoire des alliés sur l’Allemagne nazie, des dizaines de milliers d’Algériens sont sortis dans les rues de Sétif, Guelma, Kherrata et dans d’autres villes pour revendiquer pacifiquement l’indépendance de l’Algérie, ainsi que l’avait promis la France s’ils la soutenaient dans la guerre contre le nazisme. La réponse du gouvernement français d’alors fut sanglante, d’une brutalité inouïe: 45.000 Algériens furent massacrés.

Dans un message à la nation à l’occasion du 75ème anniversaire de ces massacres, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, avait annoncé sa décision d’instituer le 8 mai de chaque année Journée nationale de la Mémoire et donné des instructions pour le lancement d’une chaîne de télévision  spécialisée en Histoire, afin de conserver la mémoire de tous les mouvements de résistance à l’occupation et la guerre de Libération nationale.

“Notre Histoire demeurera toujours au premier plan des préoccupations de l’Algérie nouvelle et de sa jeunesse, une Histoire que nous ne saurions, en aucun cas, omettre dans nos relations étrangères”, avait-il affirmé, relevant qu'”une nation qui préserve son passé, se préserve elle-même”.

Le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Tayeb Zitouni, avait déclaré que “les relations avec l’Etat français ne peuvent être normales tant que le dossier de la mémoire n’est pas réglé”, rappelant que l’Algérie n’a fait que défendre son droit à l’existence durant sa résistance au colonisateur français, un droit soutenu par de nombreux Français.

En octobre dernier, il avait souligné dans la commune d’Ain Beida Ahriche (Mila), sur le site de Zouabek où un massacre collectif d’Algériens avait été perpétré sous l’occupation française, que “l’écriture de l’histoire est un des dossiers importants de la mémoire nationale”, soulignant que les crimes commis par la France coloniale “ne tomberont pas en prescription”.

Le ministre avait ajouté que la partie française “n’a pas encore affiché une volonté sincère” d’apurer ledossier relatif à la mémoire.

Des associations françaises réclament “l’accès immédiat” aux archives

Des associations, des historiens et des juristes français ont plaidé le 21 juin dernier auprès du Premier ministre français, Edouard Philippe, pour “l’accès immédiat” aux archives relatives, entre autres, à la guerre de Libération de l’Algérie, à travers l’abrogation du texte de loi stipulant la “protection du secret de la défense nationale”.

L’Association des archivistes français (AAF), l’Association des historiens contemporanéistes (AHCESR) ainsi que de l’Association Josette et Maurice Audin, ont demandé que ces archives soient “librement communicables de plein droit a? l’expiration d’un délai de cinquante ans, sans qu’aucune autre condition particulière ne puisse être exigée”.

Dans une déclaration rendue publique, ces associations, juristes et historiens ont appelé à “l’abrogation” de l’article 63 de l’instruction générale interministérielle portant “protection du secret de la défense nationale”, déplorant que l’application de cette instruction se soit “considérablement durcie ces derniers mois”, en subordonnant la communication de ces documents a? une procédure administrative dite de “de?classification”.

Les auteurs de la demande ont expliqué, à cet égard, que la de?classification des documents, consistant a? apposer un marquage réglementaire complété par des informations porte?es a? la main sur chaque document, était “une tâche titanesque car les services d’archives peuvent se trouver dépositaires de dizaines de milliers de documents couverts par le secret de la défense nationale”.

Lire aussi: Restitution des crânes des résistants algériens: une des principales revendications de l’Etat algérien sur la question de la mémoire

“Cette situation, sous le prétexte abusif de la nécessité de protection du secret de la défense, a pour conséquence une complexification absurde et une restriction sans précédent de l’accès aux archives publiques de la période 1940-1970”, ont-ils observé.

Tout en insistant sur l’abrogation des dispositions de ladite instruction, jugées “contraires a? la loi”, les signataires de la déclaration ont estimé que “les effets pratiques, constatées par de nombreux chercheurs et citoyens, posent des limites inacceptables au libre examen de l’histoire récente (de la France) dans un cadre démocratique et républicain”.

archif

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