Le Dr Saoud Salah:”le congrée de Tandja n'exprimait pas la vraie volonté politique des peuples du Maghreb Arabe”
Un projet perçu comme un rêve par toutes les populations du Maghreb. Qui ne voudrait pas d'un Maghreb unis où un rapprochement entre ses peuples est favorisé, facilité, voir encouragée et glorifié.
-
Depuis toujours, ce projet est resté dans sa case de départ, même si des tentatives sont signalées et clignoté ici et là, mais des contraintes politiques prennent toujours le dessus et freinent l’aboutissement de ce projet tant souhaité par les peuples Maghrébins.
-
Le Dr Salah Saoud, professeur des relations internationales à l’institut des sciences politiques à l’université d’Alger, atteste que l’échec du projet de l’union du Maghreb Arabe est dû à la relation des humains dans cet espace avec le contexte du lieu et du temps.
-
Concernant le temps, le Dr Salah, dans une conférence organisé hier, a expliqué que les “tentatives de faire unir le Maghreb Arabe étaient continuelles à travers l’histoire car les populations de la région était toujours sous l’emprise des occupants et autres envahisseurs, et elles n’ont jamais été occupantes. Quant aux contexte de lieu, ce dernier n’a jamais été une distinction propre de cette présumée union car la géographie de cette dernière n’était guère définie ni dessiné, notamment sachant que l’Egypte a toujours voulu intégrer cet espace et faire partie de cette civilisation”, rétorquera le Dr professeur.
-
Il ajoutera à cet effet que l’inexistence de limitation géographique de cet espace (l’union du Maghreb arabe) a engendré d’énormes contradictions qui ont été alimenté encore davantage par le colonialisme, en témoigne les engrenages laissés par les puissances coloniales aux frontières Algero-marocaine, et autres Algéro-lybienne à titre d’exemple.
-
Selon le conférencier, “après 63ans depuis la création du bureau du Maghreb Arabe en 1947, et plus de 50 ans du congrée de Tandja en 1958, la situation n’a fait que se compliquer et n’a engrangé que plus de conflit, car ceux qui ont participé au congrée de Tandja ne représentaient nullement la vraie volonté politique des peuples du Maghreb Arabe”, enchaîne le professeur.