Le ministre des AE tunisien l’a affirmé: « La Tunisie n’est pas gouvernée par des islamistes»
Le ministre des Affaires étrangères tunisien, Rafik Abdeslam a démenti l’existence d’une crise au sommet de l’Etat, et a déclaré lors d’une interview qui sera prochainement diffusée sur Echorouk TV, « Le différend qui s’est produit sur les procédures d’extradition de Baghdadi Mahmoudi, n’a pas été sur le principe d’extradition prononcé par la justice sous le règne de l’ex-gouvernement tunisien ».
Le ministre des Affaires étrangères tunisien a indiqué également que la stabilité est revenue dans son pays et qu’aucune crise n’existant entre le gouvernement et la Présidence et que cette stabilité est « véritable » et non fictive.
Sachant que le pays est en période de transition, Rafik Abdeslam a dit qu’il est naturel qu’il y ait quelques différends dans ce pays gouverné par trois partis politiques en consentement.
Il a également annoncé que Ennahdha est une partie de cette troïka, en rejetant les rumeurs selon lesquelles le parti de Ghanouchi serait le seul gouverneur en Tunisie, tout en affirmant qu’il y a un véritable consentement dans le cadre des principes de la République.
S’agissant de la tendance salafiste qui gagne de plus en plus de terrain en Tunisie, Rafik Abdeslam tend à adoucir ce phénomène en affirmant que la presse exagère parfois en parlant de certains événements qui se produisent dans le pays, en affirmant aussi que son pays est face à deux genres de salafisme.
Il y a le salafisme qu’il a qualifié de modéré voire tolérant, lequel il est le bienvenu en Tunisie, selon lui, d’autre violent dans ses discours et ses pratiques. Ce dernier, d’après le ministre tunisien, ne sera pas traité avec tolérance, et a dit que le gouvernement va faire face à ce salafisme de tous les moyens, notamment les pratiques ayant trait à Al-Qaïda.
Concernant les accusations contre le gouvernement tunisien de contrôler et d’ingérer dans les affaires de la presse, Rafik Abdeslam a dit que ce sont des rumeurs qui ne reposent sur rien. « Où sommes-nous de l’ex-régime qui prend le contrôle de la presse en main. Par contre, le gouvernement actuel exerce son travail selon le cadre juridique e démocratique du pays », a-t-il ajouté pour étayer ses dires.
Quant aux relations bilatérales entre l’Algérie et la Tunsie, le chef de la diplomatie tunisienne, que les relations se portent bien et que les deux pays manifestent une grande volonté pour les renforcer davantage. Il a indiqué, dans ce même sillage, que les échanges commerciaux entre les deux états ont atteint un niveau record qui est de l’ordre de un milliard et 300 millions de dollars, mais demeurent en-deçà des attentes.
S’agissant des déplacements des personnes, il a démenti les allégations selon lesquelles son gouvernement aurait décidé de ne pas exiger le passeport aux Algériens désireux de se rendre en Tunisie. Toutefois, il dit que des mesures devant alléger les procédures consulaires ente les deux pays sont engagées.
Au sujet de la crise qui prévaut au nord du Mali, Rafik Abdeslam a dit que « la Tunisie et l’Algérie se sont entièrement mis d’accord sur le diagnostic et le remède à apporter à la crise malienne », en affirmant le respect de son pays pour la souveraineté des nations et son refus à une intervention militaire en soutenant, par contre, la solution pacifique.