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Les familles de victimes de drones américains portent plainte à Washington

الشروق أونلاين
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Les familles de trois citoyens américains tués l’an dernier dans des attaques de drones américains au Yémen, dont Anouar Al-Aulaqi, imam radical américano-yéménite lié à Al-Qaïda, ont porté plainte contre de hauts responsables de l’administration américaine.

Selon la plainte, déposée mercredi 18 juillet devant un tribunal de Washington, l’élimination des trois hommes dans des attaques menées par le gouvernement américain “viole les droits fondamentaux accordés à tout citoyen américain, dont le droit de ne pas être privé de la vie sans procès”.

La plainte vise les cas d’Al-Aulaqi et de Samir Khan, tués dans une attaque de drone le 30 septembre 2011, et du fils d’Al-Aulaqi, Abdulrahman, 16 ans, tué dans une attaque similaire deux semaines plus tard. Elle vise le secrétaire à la défense, Leon Panetta, le patron de la CIA, David Petraeus, et deux responsables des opérations spéciales américaines qui auraient autorisé les attaques.

L’action en justice a été lancée par des membres des familles des victimes associés à l’Union américaine de défense des libertés civiques (ACLU), selon lesquels l’élimination d’Al-Aulaqi n’était pas justifiée car il ne faisait peser aucune menace immédiate sur les États-Unis, qui ne sont de surcroît pas en guerre avec le Yémen. La plainte s’appuie en outre sur des informations de presse indiquant que Khan et le fils d’Al-Aulaqi n’étaient pas des cibles désignées de ces attaques, accusant les autorités américaines de ne pas avoir pris des mesures visant à préserver les civils des dangers de ces frappes.

“Un coup très dur à Al-Qaïda “

Le président américain Barak Obama avait justifié l’élimination de l’imam Al-Aulaqi, affirmant que sa mort portait “un coup très dur à la branche la plus active d’Al-Qaïda”, Al-Qaïda dans la péninsule Arabique. Selon les autorités américaines, Al-Aulaqi a activement participé à la préparation de l’attentat manqué perpétré sur le vol Amsterdam-Detroit à Noël 2009 par le Nigérian Omar Farouk Abdulmutallab, qui avait dissimulé des explosifs dans son slip.

Il avait également correspondu avec le commandant américain Nidal Hassan, auteur de la fusillade qui a fait 13 morts sur la base de Fort Hood (Texas) en novembre 2009. En 2010, alors que des informations faisaient état de sa présence sur une liste américaine de responsables d’Al-Qaïda à tuer, un juge américain avait rejeté une plainte de son père visant à interdire à l’administration de chercher à l’éliminer.

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