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Les habitants de Damas affluent au Liban, la peur au ventre

Les habitants de Damas affluent au Liban, la peur au ventre

“Les trois derniers jours, on les a passés dans un abri”: Abdel Jaber a fui les bombardements dans son quartier de Midane, à Damas, pour se réfugier au Liban voisin comme des milliers de Syriens.

Le visage creusé par la fatigue, ce père de famille de 45 ans, accompagné de sa femme et ses enfants a franchi le poste-frontière de Masnaa, dans l’est du Liban, encore sous le choc des combats entre les troupes régulières et les rebelles, du jamais vu dans la capitale.

“Nous n’avons pas fermé l’oeil, à chaque fois que nous entendions des tirs ou le bruit des hélicoptères, nous étions terrorisés”, dit ce père de six filles.

La frontière libano-syrienne a connu un véritable exode au cours des jours. Le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU a évoqué des chiffres allant jusqu’à 30.000 réfugiés en 48 heures au plus fort des combats à Damas.

Beaucoup venaient de Damas, théâtre depuis le 15 juillet de violences inédites. Près de 1.500 personnes sont restées dans la Békaa (est), le reste s’est dirigé vers d’autres régions du Liban.Les Syriens ont également fui vers la Jordanie et la Turquie.

“Une grande partie des réfugiés ont loué des appartements dans la région montagneuse”, proche de la frontière libano-syrienne, explique Pierre Achkar, président du syndicat libanais des hôteliers.

“Les réfugiés choisissent plutôt des hôtels 3 ou 4 étoiles, signe qu’il s’agit d’une classe moyenne syrienne”, ajoute M. Achkar sans pouvoir dire combien de Syriens sont logés dans les hôtels. Les établissements de la Békaa et des alentours disposent d’un millier de chambres, selon l’hôtelier.

Des milliers de Syriens ont déjà trouvé refuge au Liban au cours des 16 derniers mois. Clin d’oeil tragique de l’Histoire: lors des invasions israéliennes et la guerre de 2006 entre le Hezbollah et l’Etat hébreu, beaucoup de Libanais avaient fui en Syrie.

“C’est une véritable guerre. Nous avons tout quitté, nos maisons et nos commerces, je n’ai aucune nouvelle depuis”, raconte Khaled, un marchand de 52 ans qui a traversé la frontière vendredi à Masnaa.Ces réfugiés sont d’autant plus choqués que la capitale a été jusqu’à présent épargnée par les violences.

Les forces de sécurité ont lancé une contre-offensive qui leur a permis de reprendre vendredi le contrôle de Midane. Mais la situation reste incertaine.

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