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Libération de deux terroristes algériens : Paris jette le froid entre Alger et Bamako

الشروق أونلاين
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Libération de deux terroristes algériens : Paris jette le froid entre Alger et Bamako
L'otage français Pierre Camatte

La main de Paris met à mal les relations bilatetrales entre l'Algerie et le Mali.

  •  L’Algérie convoque l’ambassadeur malien à Alger et l’invite à expliquer le geste de son pays et rappelle, pour consultation, son Ambassadeur à Bamako à la suite de la libération des quatre terroristes dont deux algériens activement recherchés. Alger justifie ce rappel “Suite à la décision du gouvernement malien de procéder à la libération de quatre terroristes qu’il détenait, sous le prétexte fallacieux qu’ils ont été jugés et ont purgé leur peine”. Le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères  affirme que “le gouvernement algérien a décidé de rappeler, pour consultation, son ambassadeur à Bamako” ajoutant que ” le gouvernement algérien condamne et dénonce avec force cette attitude inamicale du gouvernement malien”. Une convention bilatérale ratifiée en septembre 2009 par les deux pays engage l’Algérie et le Mali à coopérer dans le cadre de la lutte anti terroriste et à la livraison des deux terroristes algériens détenus au Mali. Les quatre terroristes qu’Al-Qaïda exigeait la libération contre celle d’un otage français, ont été libérés dans la nuit de dimanche à lundi. L’Aqmi  retient, outre le français, trois Espagnols capturés le 29 novembre et un couple d’Italiens kidnappés le 17 décembre, tous en Mauritanie. Il n’est plus un secret pour personne que Bamako s’est constitué en intermédiaire permettant ainsi cette libération. De son coté, Paris et en négociant la libération de l’otage français, Pierre Camatte, 61 ans, qui a été kidnappé dans la nuit du 25 au 26 novembre à Ménaka, au nord-est de la capitale malienne, Bamako, fait ainsi avorter le projet de motion de pénalisation de l’acte de versement de rançon aux groupes terroristes initié par l’Algérie.  
  • Cette proposition algérienne à une résolution de l’Assemblée générale des nations unies et soutenue par des Etats membres du Conseil de sécurité de l’ONU mettrait fin au paiement de rançons aux terroristes. L’Hexagone semble ne pas adhérer à ce projet et par la voix de son secrétaire d’Etat  à la Coopération, Alain Joyandet jubile en reconnaissant que le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant “ont fait beaucoup de travail sur ce dossier” ajoutant que “C’est un premier signe après les demandes que la France a faites, j’espère que tout cela est une question d’heures et de jours”. Un autre point noir qui viendrait s’ajouter à la longue liste qui suscite le froid entre Alger et Paris.  

 

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