Libye: les rebelles à la frontière tunisienne, Kadhafi traqué tous azimuts
Les rebelles libyens se sont emparés du principal poste-frontière avec la Tunisie, signant une nouvelle avancée face au régime moribond de Mouammar Kadhafi, recherché tous azimuts.
Dans la capitale, qui compte quelque deux millions d’habitants, l’eau se faisait rare dans certains quartiers mais les rebelles ont affirmé travailler à restaurer les services essentiels, tout en reconnaissant la difficulté de la tâche.
Un convoi de six Mercedes blindées, qui pourrait transporter de hauts responsables libyens voire Kadhafi lui-même, est passé vendredi en Algérie par la ville frontalière Ghadamès, a affirmé l’agence officielle égyptienne Mena.
“Rien n’est confirmé”, a déclaré à ce sujet le chef du “bureau exécutif” du CNT, l’équivalent du gouvernement, Mahmoud Jibril, au Caire pour des entretiens avec son homologue égyptien Essam Charaf et le chef d’Etat de facto de l’Egypte Hussein Tantaoui.
Un haut responsable algérien de la région frontalière a pour sa part jugé l’information “peu probable”.
L’Algérie, qui n’a pas reconnu le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, dit observer une “stricte neutralité” dans le conflit.
L’Union africaine a elle aussi refusé vendredi de reconnaître la légitimité du CNT, jugeant la situation militaire encore trop instable. Mais samedi, le Niger, voisin de la Libye, a rejoint la dizaine de pays africains à avoir reconnu de manière individuelle l’autorité de l’instance rebelle libyenne.
La chancelière allemande Angela Merkel a pour sa part estimé Mouammar Kadhafi devait être jugé par la Cour pénale internationale à La Haye: “Kadhafi devrait avoir un procès conforme au droit comme il ne l’a jamais accordé à ses opposants”.
Dans l’ouest du pays, les rebelles ont remporté une nouvelle victoire vendredi soir en prenant le contrôle sans grande difficulté le poste-frontière de Ras Jdir, porte vers la Tunisie.