Livraison de 62.000 ha de terres assainies de mines antipersonnel
Les forces de l’Armée nationale populaire (ANP) ont désormais achevé définitivement les opérations de déminage de destruction des mines le long des bandes frontalières Est et Ouest qui datent de l’ère coloniale.
Des opérations qui sont couronnées par la livraison aux autorités locales de plus de 62.000 ha de terres transformées en exploitations agricoles.
Le colonel Ahcen Ghorabi, chargé du dossier de déminage au niveau du ministère de la Défense nationale (MDN), a révélé, lors d’un point de presse organisé mercredi au Musée Central de l’Armée/ 1e RM, que les opérations menées depuis début 1963 jusqu’à la fin décembre 2016 ont permis la destruction d’environ 9 millions de mines antipersonnel en deux phases.
De 1963 à 1988: cinquante-mille (50.000 ha) de terres ont été assainies et 7 millions de mines ont été détruites.
De 2004 à décembre 2016: plus de 1.5 million de million de mines ont été détruites, permettant la livraison aux autorités locales de 12.000 ha de terres assainies pour être exploitées dans le cadre de la relance du développement local dans les domaines d’agriculture, d’industrie et du tourisme.
Selon l’officier de l’armée, les opérations de déminage accomplies par des détachements spécialisés du Génie de Combat relevant du Commandement des Forces Terrestres, se sont déroulées dans des conditions très difficiles, entre autres l’effet des conditions météorologiques, la difficulté des reliefs, l’intensité des massifs forestiers ainsi que l’effacement des repères des lignes minées.
De son côté, le directeur de la communication, de l’information et de l’orientation de l’état-major au MDN, le général Boualem Madi a souligné, dans son allocution prononcée au nom du chef d’état-major de l’ANP, Gaïd Salah, l’importance de la réussite de l’opération de déminage et ses résultats positifs aux dimensions humanitaires et de développement grâce aux grands efforts fournis par les éléments de l’Armée.
« Les efforts laborieux de l’Armée Nationale Populaire en terme de destruction des mines témoigne du respect de l’Algérie envers ses engagements internationaux, notamment l’article 5 de la convention d’Ottawa, relatif à l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transport des mines antipersonnel, ce qui a été couronné par l’organisation de la première opération de destruction des stocks de mines antipersonnel, au mois de décembre 2004 au polygone de tirs de Hassi Bahabah/1e RM, supervisée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, suivie par plusieurs autres opérations de destruction», a fait savoir le colonel Ghorabi.
Force est de souligner que les mines ont coûté la vie à plus de 4.000 martyrs durant la guerre de Libération nationale et 2.800 citoyens innocents après l’indépendance.