Louh refuse de commenter les déclarations du général Toufik
Le ministre de la Justice Garde des Seaux, Tayeb louh, a refusé de commenter, la déclaration du général Toufik sur la condamnation de l’ex-chef de la lutte antiterroriste à cinq ans de prison ferme.
En marge de la présentation au Sénat du projet de loi criminalisant les violences contre les femmes,après que les journalistes l’on coincé à ce propos, le ministre a affirmé que le pouvoir judiciaire est le seul garant des libertés et des droits, et sa réalisation ne se fait pas à travers les législations et la révision du système législatif, aussi dans le domaine de la formation du personnel de la justice.
Les membres du Conseil de la nation (sénat) ont adopté aujourd’hui jeudi, à l’unanimité, le projet de loi modifiant et complétant le Code pénal, portant sur de nouvelles mesures de protection de la femme contre toutes formes de violence.
Le texte, qui constitue un progrès dans la législation algérienne, a été néanmoins critiqué pour l’introduction de la notion de pardon qui risque de favoriser l’impunité. La clause est critiquée : elle ouvre une grosse brèche dans le dispositif car les femmes concernées par ces violences peuvent subir des pressions au sein de la famille pour accorder ce “pardon”.
Devant les membres du Conseil de la Nation, le ministre de la Justice a, par ailleurs, répondu aux partis islamistes qui ont tenté de bloquer le projet de loi sans les citer. « Je n’ai pas commenté ou fait de déclarations (pour répondre aux partis islamistes). J’ai attendu mon tour pour répondre à ceux qui ont déformé le contenu de ce texte », a expliqué Tayeb Louh.