Louisa Hanoune: «Benbitour incite les jeunes du Sud à manifester»
La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a vivement critiqué mercredi l’ex-chef de gouvernement, Ahmed Benbitour qu’elle accuse d’avoir incité les jeunes du Sud à manifester.
La secrétaire générale du PT s’est acharnée sur Ahmed Benbitour qui avait annoncé récemment à Echorouk son intention de se porter candidat à la présidentielle de 2014 qu’elle accuse de «Mener une campagne au Sud en incitant les jeunes de cette région à manifester. Il est intéressé par la présidentielle. Il a même contacté des élus de notre parti pour organiser des rencontres avec ces jeunes», a-t-elle lancé en marge d’une conférence de presse animée au siège de son parti à Alger.L’oratrice a accusé également Benbitour d’avoir appelé à une intervention étrangère dans le pays et à mettre la pression sur l’Algérie. «Vous étiez au gouvernement, votre politique économique était dévastatrice avant d’être révisée plus tard par Bouteflika», s’est-elle adressée à Benbitour.«Benbitour se prend pour un porte-parole du peuple algérien. Il se croit devenir un penseur en indiquant des caractéristiques qui doivent se manifester chez un candidat à la présidentielle », a-t-elle enchaîné. Louisa Hanoune ne s’arrête pas à ce niveau car elle a pointé du doigt car elle accuse également des manœuvres étrangères au Sud du pays. « Il y a des personnes appartenant à de partis politiques et à la Ligue de la défense des droits de l’homme exploitées par des ONG américaines comme Freedom House et NED (National Endewment for democracy), financées par le CIA, essayant d’infiltrer les mouvements des jeunes de Sud dans le but de les détourner de leurs objectifs », a-t-elle laissé entendre.Quant à sa réaction aux voix qui s’élevaient dernièrement pour rétablir la peine de mort, la porte-parole du PT a dit: «Non au retour à la barbarie. Il faut trouver de véritables solutions aux problèmes sociaux », a-t-elle préconisé.S’agissant des accords d’investissement conclus par Abdelmalek Sellal à Doha, la secrétaire générale du PT a estimé qu’ «on n’a pas besoin des investissements qataris qui sont empoisonnés et avec lesquels ce pays tenterait de s’ingérer dans nos affaires intérieures ».