Messahel : «La Libye doit se doter d’institutions fortes»
Le ministre des Affaires Maghrébines, de l’union Africaine et de la Ligue des Etats Arabes, Abdelkader Messahel la nécessité pour la Libye de se doter d’institutions fortes afin qu’elle puisse faire face au terrorisme et au crime organisé.
«Il est absolument nécessaire pour la Libye d’aller vers des institutions fortes à leur tête une armée et un gouvernement d’union nationale pour notamment combattre le terrorisme et le crime organisé », affirme, M.Messahel,en marge d’une rencontre organisée hier, avec la presse nationale.
Le premier responsable des affaires maghrébines a notamment indiqué que l’accord politique du 17 décembre 2015, signé sous l’égide de l’ONU a été conclu pour gérer une transition, en prévoyant la mise en place de trois institutions, à savoir la chambre des représntants, le Haut Comité d’Etat et le Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale.
«Ce processus onusien tarde à être mis en œuvre et il y a risque de dérives », a-t-il fait remarquer. Concernant les efforts de l’Union africaine (UA) pour le règlement de la crise libyenne, il a rappelé la mise en place d’un Comité de cinq chefs d’Etat africains pour la gestion de cette crise, ajoutant que l’Algérie avait demandé l’élargissement de ce Comité aux pays voisins. « Notre demande a été entendue et retenue et le Comité s’est transformé en 5+7 », a-t-il souligné.
A cet effet, le ministre a réaffirmé la position de l’Algérie concernant la crise libyenne, basée sur le respect de la souveraineté de la Libye. Selon lui, « la solution politique à cette crise ne doit pas être imposée mais doit émaner des Libyens eux-mêmes dans le cadre d’un dialogue impliquant toutes les parties libyennes concernées».