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Ministre égyptien de la Justice: possibilité de grâce par voie référendaire pour Moubarak

الشروق أونلاين
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Le ministre égyptien de la Justice, Ahmed Mekki, a réitéré lundi la possibilité pour la présidence égyptienne de recourir à un référendum populaire pour accorder la grâce au président déchu Hosni Moubarak condamné à la prison à vie.

 

Dans une déclaration au journal Al Ahram publiée ce jour, Ahmed Mekki a indiqué soutenir la grâce au profit du président Moubarak à condition de passer par un référendum populaire pour “préserver l’unité de la nation”, soulignant que la nouvelle constitution égyptienne permet au président de consulter le peuple pour toute chose.Selon un sondage réalisé par le centre d’information du conseil des ministres égyptien, il ressort un recul du taux d’Egyptiens refusant la réconciliation avec les symboles de l’ancien régime.Il est donc question, selon la même source, d’un changement dans la tendance générale du peuple avantageux à la démarche du pouvoir visant à accorder la grâce aux personnes impliquées dans les crimes de corruption contre la restitution des fonds et biens de l’Etat détournés.D’autre part, les enquêtes des services de lutte contre la corruption ont révélé que la réconciliation avec les symboles de l’ancien régime égyptien pourrait faire gagner au trésor près de 300 milliards de livres égyptiennes soit 43 milliards de dollars, susceptibles d’impulser le processus de développement du pays et de redonner confiance aux investisseurs étrangers.Le président Moubarak et autres anciens responsables avaient restitué 30 millions de livres environ sous forme de cadeaux reçus de journaux de l’Etat.Des hommes d’affaires accusés de corruption ont proposé aux autorités judiciaires le remboursement de montants colossaux contre leur acquittement. Hussein Salem, accusé de transaction de vente de gaz à Israël et actuellement en fuite en Espagne, suggère la cession de la moitié de sa fortune contre la grâce.Par ailleurs, le ministre égyptien de la Justice n’avait pas exclu dans une déclaration, la possibilité d’une réconciliation avec Hussein Salem tant qu’il ne s’agit pas de crime de sang.

 

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