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Mme Boumediène refuse d’enquêter sur la mort de son époux

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Mme Boumediène refuse d’enquêter sur la mort de son époux
Echorouk
Mme Anissa Boumediène, veuve de Houari Boumediène

La veuve de Houari Boumediène, Mme Anissa Boumediène revient dans cette interview sur son vécu aux côtés du défunt Houari Boumediène, sur sa première rencontre avec lui avant de devenir son époux.

Mme Anissa Boumediène se rappelle le jour où elle avait accompagné son époux aux Nations unies où il avait prononcé rappelons-le son premier discours en tant que président de la République algérienne.

Elle répond aussi aux mémoires de Chadli Bendjedid et Tahar Zebiri qui contenaient des passages sur Houari Boumediène et elle a démenti qu’il aurait renoncé à la nationalisation ou laissé un testament sur son successeur avant sa mort.

Mme Boumediène répond à Tahar Zebiri: « Boumediène avait décidé d’abdiquer à l’âge de 50 ans »

« Le défunt président Houari Boumediène aurait quitté le pouvoir à l’âge de 50 ans et il avait même envie de revenir dans campagne pour se lancer dans le travail de la terre. Il n’a jamais voulu rester longtemps au pouvoir, lui qui critiquait souvent les présidents des pays voisins », a-t-elle affirmé.

Anissa Boumediène s’est dit étonnée de ce qui a été mentionné dans les mémoires de Tahar Zebiri au sujet de son époux en disant: « Il est regrettable que certaines personnes n’ayant pas pu arriver aux postes qu’elles auraient souhaités de vouer une telle rancune. Tahar Zebiri qui est venu des mines de El Wenza sans aucun diplôme souhaitait devenir ministre de la Défense. Quelles qualifications avait-il à cette date ? Etait-il sorti d’une académie militaire ? Il ne savait même pas écrire et puis il rédige des mémoires. Il est ignorant », a-t-elle dit en guise de réplique aux mémoires de Tahar Zebiri.

Dans le même sillage, elle poursuit son commentaire sur les mémoires de Chadli récemment publiées en affirmant: « Je ne défends pas le président Boumediène en tant que sa femme mais en tant qu’une citoyenne algérienne convaincue de sa politique, mais ceux qui lui ont succédé ont voulu détruire le pays, compte tenu des événements d’octobre 1988 et de la décennie noire qui ont endeuillé le pays », a-t-elle poursuivi.

En outre, elle déplore les vives campagnes ayant pour but de salir son parcours en disant: « Je suis franchement étonnée de ceux qui se permettent de critiquer le président Boumediène et de nier ses réalisations », a-t-elle enchaîné.

Anissa Boumediène: « Nous sommes mariés par amour après une première rencontre organisée par Gaïd Ahmed »

Elle revient avec beaucoup d’émotion sur les années qu’avait vécues sous un même toit en compagnie du défunt Boumediène. Les larmes aux yeux, Anissa retrace les meilleurs moments et tout ce qui lui disait de plus beau son époux. Boumediène en tant qu’homme et époux diffère énormément du Boumediène en sa qualité de président de la République. Elle était persuadée dès le début qu’elle soit aimée par Boumediène yout comme il aimait sa patrie.

Elle affirme avoir rencontré pour la première fois le défunt Boumediène lorsque Gaïd Ahmed et Ben Yahia ont échoué de résoudre le problème de son père, dont sa salle de cinéma avait été nationalisée. « Mon père était le premier algérien à avoir introduit le film arabe en Algérie début des années 30. Mon grand-père était l’un des fondateurs de Nadi Taraki et était propriétaire de terrains où était élevé par la suite Diar El Mahçoul. Mon père vendait les droits de retransmission au Maroc et à la Tunisie », a-t-elle affirmé.

Mon père avait acheté la salle de cinéma Douniazad qui était un refuge aux moudjahidine. Elle a été nationalisée quoique la loi stipule que tout distributeur contribuant à la production est exonéré de la nationalisation, et c’était le cas de mon père qui avait participé à la production de deux films. J’exerçais au poste de procureur de la République adjoint près le tribunal Abane Ramdane. Pour résoudre le problème de mon père, j’avais pu avoir un rendez-vous avec Gaïd Ahmed en sa qualité responsable au sein du parti FLN (1968-1969). Il m’avait demandé de patienter encore deux mois. Comme le problème n’avait pas été résolu, j’ai rencontré le président en personne. Mon père était mort d’un cancer. Il était l’un des partisans de Boumediène et s’opposait à la politique de Ben Bella. Moi-même, j’avais rédigé un article paru dans le journal El Moudjahid qu’avait lu Boumediène. C’était comme ça qu’on s’est connu et on s’est marié par amour ».

Par ailleurs, elle a affirmé que les attributs avec lesquels Chadli Bendjedid avait qualifié Boumediène étaient justes, car à ses yeux, il était rigoureux et sérieux dans son travail et ne montrait guère ses sentiments, mais il était humaniste, sensible et tendre.

« Boumediène était sensible et très humaniste. Il n’avait jamais oublié d’être fils d’un paysan. Il avait vécu dans sa ville natale dans des conditions difficiles. C’était un homme qui se comptait sur lui-même dès son âge et était quelqu’un qui cherchait le perfectionnisme. Son modèle était le prophète Mohamed (QSSSL) », a-t-elle ajouté.

« Un jour, Boumediène avait agacé sa mère pour n’être pas intervenu pour éviter à son petit frère d’effecteur son service national bien qu’il ait subi une opération chirurgicale. Il voulait se servir d’exemple. Des femmes des ministres se plaignaient auprès de moi du volume de travail qu’effectuaitent leurs époux », nous a-t-elle confié.

« Ayant renoncé à la profession d’avocat après mon mariage, je poursuivais mes études supérieures en littérature arabe. Boumediène m’aidait dans mes travaux. Il m’encourageait souvent d’aller de l’avant J’aimais tant l’entendre parler de divers sujets. C’est grâce à lui que j’ai connu les secrets de la politique », a-t-elle poursuivi.

« Il me disait: tu es encore jeune…il viendra le jour où tu sauras tout », nous a-t-elle dit.

Anissa: « Dire que Boumediène avait renoncé à la politique de nationalisation est faux »

Mme Boumediène a démenti fermement ce qui a été mentionné dans les mémoires de Chadli Bendjedid au sujet des choix économiques de son époux à savoir notamment la nationalisation des hydrocarbures.

« Avant sa mort, Boumediène avait réfléchi de changer sa politique en matière de l’agriculture, d’industrie et de nationalisation. D’ailleurs, il m’avait dit à maintes fois avoir regretté d’avoir pris certaines mesures. Il était aussi favorable pour tenir un congrès du parti pour évaluer tous les aspects de sa politique afin de cerner les points négatifs. Lors d’une visite qu’avait effectuée à Oran je lui ai manifesté mon point de vue sur les grands projets du pays. Je lui ai dit que l’industrie adoptée dans le pays n’a pas fait de l’Algérie un pays industriel, la révolution agricole a fait perdre au paysan son attachement à la terre et que la bureaucratie pèse lourdement sur les citoyens d’où il est nécessaire de faire un changement », est-il mentionné dans les mémoires du défunt Chadli Bendjedid.

La veuve de Houari Boumediène a dit la politique de nationalisation des hydrocarbures adoptée par Boumediène avait permis au pays de mieux contrôler ses richesses, dont les exportations avaient atteint entre 1979 et 1986 le seuil de 96 milliards de dollars. Elle fait savoir également que le taux d’endettement à l’époque de son époux n’était qu’à 22% avant qu’il ne grimpait spectaculairement à 77% dans les années 80 et 90.

Elle a ajouté que le pays était dans une extrême crise financière pendant les années suivant la disparition de son époux au point où l’Etat avait recouru au FMI pour demander d’aides financières. Elle a souligné que son époux n’avait jamais cherché à vivre dans le luxe mais il se souciait sur la dotation des usines en matière d’équipements et la création d’emploi. Mme Boumediène a ajouté que l’Algérie ne connaîtrait pas une telle crise si son mari n’était pas mort. S’agissant de la gestion de Sonatrach, elle dit qu’elle était soumise à un contrôle périodique notamment sa gestion financière, avant qu’elle ne soit mise sous la direction du ministre des Finances après sa mort.

Anissa Boumediène: « Boumediène n’avait laissé aucun testament sur son successeur »

Mme Boumediène a dit que son époux envisageait de quitter le pouvoir et lui avait manifesté son intention de démissionner pour mener une vie simple au milieu des paysans. La veuve de Houari Boumediène a annoncé que son époux n’avait laissé aucun testament sur son successeur et nié ce qui a été noté dans les mémoires de Chadli, dont ce dernier aurait été désigné en coordination avec les corps de sécurité. Selon elle, c’était Kasdi Merbah qui avait réagi ainsi à sa façon à lui. Selon Mme Boumediène, l’entourage du président ne cherchait que ses intérêts, notamment après avoir demandé aux responsables du Conseil de la révolution de poser son dossier sur la table pour trancher dans l’affaire. « S’ils veulent que je parte, je pars », a-t-elle rappelé textuellement ce qu’il avait dit.

Elle a indiqué qu’il y en a eu ceux qui attendaient par la suite un putsch contre Chadli. Après la dégradation de l’état de santé de son époux, elle a dit avoir « demandé à Abdelmadjid Alahoum et Abdelhamid Al Atrèche de veiller respectivement sur les affaires de la Présidence et du ministère de la Défense », a-t-elle conclu.

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Commentaires
8
  • houari

    allah yerahmou il été un homme au sens propre et tout personne qui parle de mal de lui ne sera que un indigne tout simplement et boumedienne reste le meilleur president dans se monde qui a pense a son peuple et non a sa famille

  • GADEH

    Certes,cet homme n'a pas bati une fortune personnelle comme la plupart des dictateurs,mais il y a contribué par son amour du pouvoir à développer la corruption au sein de ceux qui l'applaudissaient.Il a une grande part de responsabilité sur l'état de l'Algérie actuelle malade ,celle d'un pays riche et d'un peuple pauvre. Et cela,sans parler,des liquidations physiques de patriotes:khider,krim,medeghri pour ne parler que de cela..Salut

  • Alashhab

    Vous avez raison le president boumedienne etait un vrai homme il a mis tous ses efforts pour que l'algerie soit forte et n'a besoin de personne grace a lui les algeriens ont vu des jours heureux il planifiait sur tous les domaines
    Allah ya rhamou wa yargfourlou
    Nous avons besoin de lui en ces moments difficiles
    J'etais tres contente de l'avoir comme president repose en paix il a ete dur certes mais c'etait pour le bien du pays
    Et toi mme anissa tu l'as beaucoup epauler un grand merci a toi

  • Younes Abdelhamid

    Le président Houari Boumediène est un être humain qui peut réussir et échouer dans tous les actes et le les décisions prises. En 2014 100% des cadres de l'état secteurs privé et public sont le produit de sa politique de formation. Nous ne pouvons pas lui nier ce mérite. Moi le fils de gargotier je me trouver de 1975 à 1982 dans une prestigieuse université européenne et j'ai servi l'état 32 ans durant cet état. Allah yarahmou. En 2014 qui peut prétendre à ce privilège. Merci pour votre attention

  • bezzine

    l'Algerie a pleurè le héros BOUMEDIENE. Il a construit l'Algerie combattante et revolutionnaire, il nous a donne pendant sa periode au pouvoir beaucoup de bonheur et egalement l'espoir qu'on pouvait se voir un jour en haut de l'affiche. Nous y croyions. Pour cela je lui serai toujours reconnaissant. Allah! ya rahm Boumediene. Un homme qui n'apparait sur la scene qu'une fois par siecle. Tant qu'il y aura des hommes. Il était le père des pauvres. Allah ya rahemk ya ZAIM.

  • bouaziz

    mort de rire

  • mourad

    Il est vrai qu'au debut Boumediene n'etait pas tres connu mais a sa mort toute l'Algerie a pleure. Il a symbolise l'Algerie combattante et revolutionnaire, il nous a donne pendant sa periode au pouvoir beaucoup de bonheur et egalement l'espoir qu'on pouvait se voir un jour en haut de l'affiche. Nous y croyions. Pour cela je lui serai toujours reconnaissant. Allah! ya rahm Boumediene. Un homme qui n'apparait sur la scene qu'une fois par siecle. Tant qu'il y aura des hommes.

  • Samai Salim

    Allah Yarham Boumediene!
    Son legs, c´est le café Algerien. Tous les Algeriens en sont admiratifs, en disent du bien et en parlent avec beaucoup de respect! Des erreurs, peut etre; les temps, l´environnement et l´Algerie etaient differents!

    Vous aussi, Mme Boumediene; merci infiniment pour avoir contribué au pays!

    Mais de grace evitons de nous insulter!! Je lis souvent des temoignages. Rares sont ceux ou on ne s´insulte pas. Des erreurs, divergences, querelles; normal, la politique!