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Novo Nordisk: « La première insuline produite en Algérie prévue en 2016 »

الشروق أونلاين
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D.R

Le vice président-directeur général (vice-Pdg) du laboratoire, Novo Nordisk, Jean-Paul Digy a annoncé que le laboratoire compte commercialiser ,en collaboration avec le groupe Saidal, l’insuline produite en Algérie dans les pays d’Afrique et d’Asie, estimant que la première insuline est prévue au premier semestre 2016.

Jean-Paul Digy a indiqué à Echorouk, en marge de la 51ème réunion annuelle de la session de l’Association européenne pour l’étude du diabète (EASD) qui s’est tenue cette semaine à Stockholm (Suède),que la qualité de l’insuline produite en Algérie est la même que celle importée, en faisant savoir qu’un accord a été signé avec les autorités algériennes afin de baisser les prix de l’insuline.

Pour quand la commercialisation officielle de la première insuline produite en Algérie?

Nous ne pouvons pas avancer une date une précise, c’est difficile! Car, il s’agit d’un processus de contrôle de qualité auquel est soumis le produit. Ce qui nous intéresse le plus, c’est d’attendre la finalisation des procédures de validation du produit fin d’année, pour être mis en vente au premier semestre 2016.  

Aujourd’hui, nous sommes en train de mettre en place du système qualité au niveau du groupe Saidal, ce qui devrait prendre du temps. D’après les clauses de l’accord conclu, le premier objectif étant de satisfaire la demande locale pour passer ensuite à l’exportation vers les pays d’Afrique et d’Asie.

L’insuline produite à Constantine, sera-t-elle d’une même qualité que celle importée aujourd’hui?

Toutes les usines de notre groupe ont les mêmes standards et critère, et l’usine Saidal pour l’insuline sera ainsi.

Le ministère de la Santé a demandé récemment aux laboratoires de baisser les prix des médicaments, dont un débat et des négociations ont eu lieu sur ce sujet. De votre part, comment avez-vous réagi à propos de l’insuline?

Nous sommes mis d’accord avec les autorités algériennes sur la réduction des prix qui sera à la hauteur des investissements communs.

Où se situe le coût des investissements de Novo Nordisk en Algérie?

Ils dépassent les 50 millions d’euros. C’est un budget qui s’étend sur dix (10) ans et qui touche particulièrement le produit local. Le but escompté étant d’atteindre la barre des 500 millions d’euros au niveau de toutes les usines Novo avec le groupe Saidal.

Pensez-vous que la règle 51/49 pourrait constituer un handicap pour les investisseurs étrangers?

Ça constitue un handicap pour l’étranger, et ne peut être ainsi pour un investisseur local, s’il y a un accord entre investisseurs. Car les investisseurs étrangers craignent des divergences entre la convention des investisseurs et celle de gestion. Mais à par cela, elle ne constitue pas un handicap au plan théorique, ce qui n’est pas le cas en pratique. Avec l’abrogation de cette règle, on pourrait favoriser l’investissement direct étranger (IDE), d’où il faudrait mettre des mesures de contrôle en Algérie, pour éviter les dépassements. Ce qu’il faut, c’est plutôt une bonne gestion des entreprises.  

La situation économique actuelle en Algérie pourrait-elle affecter les investissements communs?

La stratégie qui s’impose à présent, c’est de créer une valeur ajoutée locale, trouver des produits hors hydrocarbures, encourager le produit étranger et le partenariat public-privé, prendre des décisions et encourager l’investissement local pour créer une richesse nationale.

A notre connaissance, les nouveaux médicaments sont d’abord commercialisés sur les marchés européens et américains à leur sortie de laboratoires. Alors, le patient algérien aura-t-il la chance, dans le cadre du développement du partenariat, d’en bénéficier de ces médicaments?

Novo Nordisk a la volonté de mettre ces médicaments à portée des patients algériens  atteints du diabète, d’hémophilie, et les enfants souffrant de déficit hormonal au même temps qu’ils sont commercialisés en Europe. A titre d’exemple, les autorités algériennes ont enregistré peu de nouveaux médicaments importés depuis 2009 et ont tendance, aujourd’hui,  à encourager la production locale, essentiellement les génériques qui se trouvent en quantités abondantes. Le problème qui se pose, à présent, c’est de savoir quelle est l’utilité de la présence des dizaines de génériques pour un même médicament. N’y a-t-il pas des possibilités de produire des marques locales?   

Selon vous, le patient algérien bénéficie-t-il de la même prise en charge médicale que celle assurée dans d’autres pays?

L’accès au soin est bonne comparativement à d’autres pays d’Afrique et du Moyen-Orient, mais il faut développer la qualité des soins à travers la mise en place d’un réseau de médecins généralistes et spécialistes à même de rester le plus longtemps possible aux côtés du patient, parce qu’il est illogique qu’un médecin consulte 60 patients par jour. C’est inhumain! En plus, il faut qu’on leur assure un accès aux nouveaux médicaments qui réduisent les effets secondaires.   

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