Pour Trump, l’Algérie est un partenaire « solide »
Alors que les ressortissants de sept pays musulmans ont été interdits de se rendre aux États-Unis, la nouvelle administration américaine conduite par Donald Trump a envoyé des signaux positifs à l’Algérie qu’elle considère comme « partenaire solide qui joue un rôle constructif dans la région ».
Et ce parallèlement à l’accueil au Congrès américain d’une délégation du parlement algérien en présence du 45e président des États-Unis.
Une délégation du parlement algérien s’est entretenu jeudi à Washington avec des membres du Congrès américain sur l’évolution des relations entre l’Algérie et les États-Unis, a indiqué un communiqué du Conseil de la nation.
En présence du président américain, Donald Trump, un dîner a été offert en l’honneur de la délégation algérienne composée du membre du Conseil de la nation, Hafida Benchehida, le vice-président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Djamel Bouras, du porte-parole du RND, Seddik Chihab et le président du groupe d’amitié algéro-américain, Abdelkrim M’henni.
Lors de ces pourparlers, il a été question de renforcer les relations bilatérales entre Alger et Washington, notamment le soutien américain à l’investissement et au processus de diversification de l’économie algérienne.
Lors de cette rencontre, il a également été évoqué la révision de la Constitution, qui consacre les fondements d’un Etat de droit et offre de nouvelles garanties pour la protection des libertés des citoyens, ainsi que les législatives de ai prochain. D’après nos sources, le Congrès américain a accordé un grand intérêt au rôle que devrait jouer l’Instance de surveillance des élections pour consacrer le processus démocratique, garantir la transparence et l’impartialité de l’administration dans les prochaines échéances électorales.
Par ailleurs, le département d’Etat américain a indiqué dans une fiche technique sur l’Algérie que «L’Algérie, stratégiquement située, est un partenaire solide avec lequel les États-Unis entretiennent de fortes relations dans le domaine diplomatique, sécuritaire et l’application de la loi».
En outre, il n’a pas manqué de rappeler que « l’Algérie est restée stable malgré les turbulences ayant secoué les pays voisins et joue un rôle constructif dans la promotion de la stabilité régionale», tout en saluant « ses efforts considérables déployés pour le renforcement de la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme».
« L’Algérie est un membre actif du forum mondial contre le terrorisme et copréside également le groupe de travail sur le renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel, tout en apportant un appui logistique aux opérations de maintien de la paix de l’ONU et de l’Union Africaine », a-t-il noté encore, insistant sur « «l’importance des dialogues politiques et militaires fréquents tenus entre Alger et Washington».
Il est utile de se demander s’il y a réellement une volonté politique chez les nouveaux dirigeants républicains américains d’aller au-delà de la coopération limitée de longues années durant au volet de la lutte anti-terroriste, ou bien s’agit-il d’une courtoisie diplomatique?