Primaire à gauche : Hamon en tête, second tour périlleux pour Valls
Le choc des gauches «irréconciliables». Benoît Hamon et Manuel Valls face à face pour l’explication finale du quinquennat. À l’issue du premier tour de la primaire du PS et de ses alliés, les électeurs de la primaire ont choisi d’envoyer en finale l’ex-leader de l’aile gauche avec 36,21 % des voix et l’ancien premier ministre de François Hollande avec 31,19 %.
La gauche d’opposition contre la gauche de gouvernement donc, celles qui n’ont cessé de s’affronter tout au long du quinquennat sur la ligne politique à suivre. La promesse d’un affrontement rugueux entre les deux finalistes cette semaine et dont Manuel Valls a donné un premier aperçu dimanche soir sur l’air de «moi ou le chaos ».
Au second tour, les électeurs auront «le choix entre la défaite assurée et la victoire possible, le choix entre les promesses irréalisables et la gauche responsable », a-t-il menacé, très ému, devant ses militants, comme sonné par la perspective de voir Benoît Hamon devenir le candidat socialiste à l’élection présidentielle. Comme sonné aussi à l’idée de devoir soutenir, comme le prévoient les statuts de la primaire, cet adversaire dont il ne partage aucune des idées. Manuel Valls a eu beau assurer que «rien n’est écrit », les résultats de ce premier tour ne plaident pas en sa faveur.
D’abord parce que très vite après son élimination, Arnaud Montebourg a annoncé qu’il voterait Benoît Hamon dimanche prochain et appelé ses électeurs «à faire de même ». À nouveau dans le rôle du troisième homme avec 17,62 %, presque le même score qu’à la primaire de 2011, Montebourg apporte la victoire mathématique à son camarade frondeur.