Prochain rassemblement international d'architectes, d'artistes et d'intellectuels à Ghardaïa
Un rassemblement international d'architectes, d’artistes, d’écrivains et d’intellectuels sera organisé à Ghardaïa, le 8 janvier 2009, au 100e jour de la catastrophe qui a frappé la vallée du M’zab, a annoncé mercredi l’écrivain et architecte Fayçal Ouaret.
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Un appel à la “solidarité agissante” a été lancé dans ce sens par l’auteur de “Terres Noires” à la “communauté internationale des architectes, aux bâtisseurs, aux poètes, aux artistes, aux intellectuels et particulièrement ceux qui ont eu à goûter aux splendeurs de la région et à l’hospitalité de ses habitants”.
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Le but de cette initiative qui permettra aussi aux invités de s’incliner à la mémoire des victimes des inondations, “(nous) offrira l’occasion de manifester (notre) solidarité avec les vivants, de revisiter ce bijou du patrimoine de l’humanité et d’aider à le préserver”, a expliqué Fayçal Ouaret.
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Ce dernier, qui a rejoint la région au lendemain de la catastrophe, a estimé que “personne n’a eu le temps ou le réflexe de faire le point sur les monuments ébranlés ou même démolis par l’inondation”, car, a-t-il dit, “en raison de l’urgence des secours aux populations durement éprouvées par cette catastrophe sans précédent, l’heure n’est pas aux lamentations sur les ruines”.
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Il reste, estime-t-il encore, qu’une fois les plaies suturées et les hommes rassurés, il sera nécessaire de “faire le point sur le patrimoine ébranlé et de réfléchir à la façon d’éviter que pareille tragédie ne se renouvelle dans le futur”.
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Des responsables du patrimoine de la ville, “contactés sur place”, pour l’instant occupés à effacer les conséquences de cette inondation historique, veulent en effet “prendre dès que possible le temps et les mesures pour trouver des solutions”, selon Ouaret qui soutient que l’apport des architectes, des artistes et des bâtisseurs amoureux de Ghardaïa ne peut être que bénéfique.
Cet architecte- écrivain, auteur également du roman “Ocres, un amour d’Etienne Dinet”, tient à rappeler qu’il y a douze ans, à l’occasion du Millénaire d’El Atteuf, “un premier pas avait été fait pour aller dans le sens de l’Histoire, à la manière des mozabites : implanter des villes nouvelles sur des collines pour éviter que les constructions ne se fassent trop prés des bords de l’oued, éternellement incertain”.