Qui joue avec les sentiments des Algériens?
Les récentes statistiques communiquées par les services de la Gendarmerie nationale ont fait état de 3 cas d’enlèvement commis en 2013, 7 tentatives d’enlèvement tandis que les quinze autres cas ne sont que de prétendus cas d’enlèvement.
Ces derniers cas sont, selon les mêmes services, relatifs à la fugue d’enfants en raison de mauvais résultats obtenus ou aux problèmes familiaux. Selon toujours les mêmes services, les cas de kidnapping sont enregistrés depuis des années mais l’ouverture et le développement des moyens de communication et de l’information a permis de mettre la lumière sur le phénomène de manière très large.A propos de ce phénomène, le commandement de la GN présentera des propositions au sujet de la mise en place d’un plan “alerte enlèvement” que chapeaute le gouvernement. Le colonel Mohamed Tahar Benaâmane, responsable de la sécurité publique à la Gendarmerie nationale a indiqué dimanche en marge d’une conférence de presse tenue au siège du Commandement de la GN à Chéraga que la délinquance juvénile est une question très sensible, d’autant plus qu’elle touche 38.66% d’enfants algériens.Selon le colonel Benaâmane, cette frange de la société constitue l’une des préoccupations générales des autorités qui nécessite la conjugaison des efforts et la coordination entre les différentes parties et institutions afin de la prendre en charge et de la protéger efficacement.L’orateur a affirmé que les services de la Gendarmerie nationale ont enregistré durant les mois de janvier et février 2013 trios cas d’enlèvement d’enfants, dont un cas suivi d’assassinat à Ghardaïa, tandis que les deux autres cas ont été enregistrés à Alger et à Annaba.A Alger, une fille de 17 ans a été kidnappée pas un gang de malfaiteurs à bord d’une voiture au Gué de Constantine avant d’être relâchée le jour même par ses ravisseurs après une intervention des services de la GN, alertés aussitôt par la maman de la victime. Quant à Annaba, un papa a enlevé sa fille de chez sa tante maternelle.Le colonel Benaâmane a tenu à rassurer les citoyens que les investigations menées par leurs services ont révélé que la majorité des cas enregistrés n’ont rien à voir avec le kidnapping, en contredisant ainsi les rumeurs selon lesquelles il existe des réseaux spécialisés dans l’enlèvement d’enfants et le trafic d’organes.Par ailleurs, il a affirmé que l’affaire de Chaïma est toujours en cours en dépit de l’identification de son tueur présumé. S’agissant du nombre de mineurs victimes de différents crimes, Mohamed Tahar Benaâmane a révélé que sur 5 800 victimes recensées durant les deux premiers mois de l’année en cours (2013), 355 sont mineurs, soit 6.12%, avec une baisse par rapport à la même période de l’année écoulée (2012).Les coups et les blessures volontaires représentent 27.89% des cas enregistrés tandis que 17.75% concernent les actes d’atteinte à la pudeur.