Rahabi: «Alger n’ose jamais s’opposer aux décisions de Doha»
De nombreux Algériens se demandent sur la nature des relations entre Alger à Doha, notamment après l’émergence du Qatar comme étant une partie incontournable dans le Printemps arabe qui a secoué plusieurs pays de la région.
D’autres sont allés à qualifier d’ «intimes» les relations qu’ont entretenues récemment les deux États en procédant notamment à la politique de l’achat de la paix sociale qu’a adoptée le pouvoir depuis des années. Pour l’ex-ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi, les visites des délégations qataries effectuées en Algérie montrent qu’il y a d’importantes consultations sur le plan politique et un important échange commercial sur le plan économique.L’ex-ministre de la Communication a souligné qu’il était difficile de distinguer entre ces visites, celles qui sont à caractère personnel de celles à caractère officiel.Nos relations avec les officiels qataris se résument peut-être sur les relations entre dirigeants, a-t-il confié à Echorouk. Abdelaziz Rahabi a souligné que l’investissement qatari en Algérie s’était focalisé sur le domaine de la pétrochimie, où Sonatrach a échoué à le développer contrairement aux États du Golfe qui sont devenus des pionniers en la matière.Il n’a également pas caché ses inquiétudes de voir ces investissements s’octroyer le même sort que celui de la première compagnie du continent sous le règne de l’ex-ministre de l’Energie et des Mines qui était restée loin du contrôle tant des députés que du gouvernement.Pour étayer ses dires, il a tenu à souligner que les autorités algériennes avaient offert d’importants avantages à des compagnies émiraties, égyptiennes, espagnoles et omanaises en achetant le gaz algérien à des prix fixés à l’échelle locale et non internationale.Interrogé sur la position de l’Algérie vis-à-vis des questions, Doha tenait les clefs: «Alger n’ose jamais s’opposer à une proposition qatarie ou à une autre proposition adoptée à Doha », a-t-il répondu en estimant que «la position algérienne ne changera rien dans les questions débattues, elle qui s’est vue réduire significativement son rôle depuis 7 ans en laissant le champ libre à des États du Golfe. Ceux-ci ont pris le devant de la scène arabe après un net recul des États égyptien, irakien et algérien ». D’autre part, l’interlocuteur a estimé que l’émergence de ces pays du Golfe est due à leurs excellentes relations avec les États-Unis, à leur stabilité ainsi qu’à leurs moyens de communication et d’information.Dans un autre sillage, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a signé lundi à Doha des accords d’investissement dans les domaines de l’industrie, de l’énergie et des mines pour une valeur 7.5 milliards de dollars.