Rapport accablant sur la gestion de Ould Abbès
La réalisation des projets inclus dans le plan quinquennal (2010-2014) destinés au secteur de la santé accusent un retard de 80%.
Le département de Abdelaziz Ziari a remis au Premier ministre un rapport accablant de la gestion de Ould Abbès. Dans ce rapport, il a été noté que seulement 123 milliards de centimes ont été depensés, soit 20% de la totalité du budget alloué à son secteur. Ce qui signifie que rien ne va plus dans ce secteur qu’il hérite de Djamel Ould Abbès.Ce rapport accablant de la gestion de son prédécesseur montre fort bien que les sorties médiatiques de Ould Abbès n’étaient que des mises en scènes à caractère politique.Le docteur censé trouver un remède efficace à la maladie qui a quasiment détruit tout son système, n’a pas réussi à le faire en dépit des 600 000 milliards de centimes accordés à son département.Selon le rapport remis à Abdelmalek Sellal, les projets qui devraient être réceptionnés à l’horizon 2014 ne sont toujours pas encore lancés, tout comme les équipements destinés à la lutte contre le cancer ne sont également pas acquis.Des chiffres qui contredisent les déclarations de l’ex-ministre de la Santé qui se félicitait des progrès et des avancées enregistrés en matière de la santé. En dépit du budget de 619 milliards de dinars alloué dans le cadre du quinquennat (2010-2014) au secteur de la santé, la réception des 1500 établissements de santé, les 172 hôpitaux, 45 complexes de santé, 377 polycliniques, 1 000 salles de soins, 17 écoles de formation paramédicale ainsi que les 70 établissements destinés aux personnes aux besoins spécifiques n’est donc pas pour demain.Selon nos sources, le Premier ministre serait très irrité par les grands retards accusés en matière de la réalisation des projets qui entrent dans le cadre du plan 2010-2014, sachant qu’il ne reste qu’une année pour la remise des bilans. Ce qui semble être irrattrapable, vu les retards estimés à 80%. Si Ould Abbès aurait réussi de manière ou d’une autre à tromper le président de la République en lui remettant de rapports erronés sur sa gestion du secteur de la santé, Abdelaziz Ziari serait certainement incapable de rattraper tout ce retard.