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Restauration scolaire: lourde facture pour un si mauvais repas

الشروق أونلاين
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Des inspecteurs des cantines au niveau des établissements scolaires ont dressé un rapport accablant sur les dépassements des présidents d’APC et des fournisseurs en violant la loi.

Les inspecteurs ont interpellé le ministère de tutelle d’intervenir en vue de revoir le prix du repas dont bénéficient 3 millions d’écoliers.

Ils ont accusé des ex-P/APC pour ne pas avoir mis à leur disposition des moyens nécessaires pour mieux appliquer le programme de la restauration scolaire, comme ils se plaignaient du manque des cuisiniers qualifiés et que la garde de nuit faisait souvent défaut au niveau des établissements scolaires dotés de cantines scolaires. Ces dernières sont sujettes de vol des denrées alimentaires, faute de conditions de conservation.

Les rédacteurs de ce rapport ont appelé également à revoir le conseil d’administration, tel que stipule l’ordonnance n° 195/133 du 24 mai 2009 portant la gestion des cantines scolaires, dont il est confié au conseil la mission de gérer les cantines. Ce conseil est constitué du P/APC comme président, du directeur d’établissement et son économe ainsi qu’un représentant des services médicaux.

Par ailleurs, le rapport a fait état de l’absence de médecins et de représentants d’associations des parents d’élèves au niveau de nombreux conseils, où l’élève était le première victime, lequel est privé d’un menu varié et riche en légumes et en d’autres produits enrichis de vitamines et de protéines.

D’ailleurs, « les macaronis » et « les lentilles » constituent généralement le plat de résistance des élèves.

Les rédacteurs du rapport ont réclamé de servir à chaque élève une tasse de lait.

Ce même rapport évoque le non respect du contrôle périodique de l’eau utilisée dans la préparation des repas ainsi que le non nettoiement efficace des ustensiles et d’équipements utilisés par les cuisiniers en plus de l’absence de contrôle médical et de contrôle de la qualité des denrées alimentaires utilisées.

Parmi les dépassements inclus dans le rapport dont Echorouk détient une copie, l’ensemble des travailleurs des établissements scolaires ne sont pas soumis à un contrôle médical au début de l’année scolaire en évitant ainsi une éventuelle épidémie qui pourrait contaminer l’ensemble des collégiens.

Selon le même rapport, les travailleurs des établissements scolaires ne respectent pas les normes d’hygiène et de conservation des produits alimentaires utilisés dans la préparation des repas.

Il a également été mentionné dans le rapport que les P/APC ne chargent pas leurs équipes d’entretien de se rendre dans des cantines scolaires pour s’assurer du bon fonctionnement des fourneaux, les réfrigérateurs, les lignes du gaz et d’électricité.

Il est noté dans ce rapport que les repas servis aux écoliers dépendent des prix des différents produits affichés sur les marchés des fruits et légumes, au point où il arrive que des élèves ne mangent que des pâtes, notamment « la macaroni ».

Il est utile de rappeler que le prix du repas des élèves est revu à la hausse, en passant de 30 à 35 DA pour les wilayas du nord et de 40 à 45 DA pour les wilayas du sud.

Soulignons également qu’une enveloppe de 28,5 milliards de dinars est débloquée pour assurer la restauration scolaire à 3 millions d’élèves.

Les rédacteurs du rapport ont revendiqué en revanche la révision à la hausse du prix du repas (50 DA )afin de garantir aux écoliers un repas équilibré.

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