Scandale du défilé de mode à l’Université de Bab Ezzouar
Suite à la publication par Echorouk de l’article sur le scandale du défilé de mode des habits traditionnels organisé à l’Université des sciences et de la technologie Houari Boumediène (USTHB) de Bab Ezzouar qui a suscité une avalanche de réactions, des membres de certaines organisations estudiantines ont tenu à se rendre au siège du journal pour révéler des informations graves.
Après la publication de l’article sur le défilé de mode organisé à l’Université de Bab Ezzouar qui a été lu par plus de 50 000 lecteurs, des membres des mouvements estudiantins ont déclaré à Echorouk que les organisateurs de ce défilé de mode, plutôt ce scandale, tentaient de ternir l’image de l’université et d’exploiter les étudiantes dans des pratiques contraires à l’éthique. Certains leaders de l’Union générale des étudiants algériens (UGEA) ont décidé de décliner toute responsabilité dans le défilé de mode qu’a organisé cette organisation estudiantine à l’enceinte de ladite université. Dans ce même sillage, le membre du bureau national de l’UGEA, Boumezouad Merouane nous a confié avoir averti le conseiller du ministre de tutelle chargé des organisations estudiantines de cette manifestation qui inclut dans son programme de graves dépassements qui portent atteinte à l’éthique.Boumezouad Merouane a ajouté que cette manifestation a été organisée avec la complicité des responsables de l’USTHB et, des personnes étrangères à l’université qui œuvrent à séduire les étudiantes et les impliquer dans des pratiques immorales. Selon notre interlocuteur, le président de l’UGEA a insisté sur l’organisation de cette manifestation même en catimini, d’autant plus qu’elle a pris depuis l’année écoulée une dimension nationale, après avoir organisé en coordination avec la section de l’USTHB d’un concours de «Miss Université». L’interlocuteur a ajouté que le bureau national de l’UGEA a adressé des missives à des acteurs de l’université les incitant à faire face à cette manifestation organisée avec la coordination d’un célèbre magazine hebdomadaire. En constatant des scènes déplaisantes, dont des participantes à ce défilé auraient porté des vêtements transparents, des disputes ont éclaté entre ceux qui étaient pour et ceux qui étaient contre cet événement.Selon le même interlocuteur, les organisateurs ont fait appel à des agents de sécurité en dehors de l’université pour assurer la sécurité.Boumezouad Merouane a révélé avoir appris du président de l’UGEA qu’un responsable lui a demandé de lui présenter cinq belles étudiantes. Du coup, notre interlocuteur a ajouté s’être opposé à l’idée du responsable de l’UGEA qui occupe illégitimement ce poste. Ce dernier serait désigné de manière douteuse par le chef de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique sans que les autorités concernées n’interviennent.De son côté, Tarek Merah de l’UGEA a affirmé la véracité des faits rapportés par le quotidien Echorouk et nous a confié également qu’il y en a d’autres fait aussi graves que les précédents. Tarek Merah est revenu sur ces parties étrangères qui organisent ce genre de compétition qui visent essentiellement l’exploitation des participantes qui seront traitées comme étant une marchandise qui se vend et s’achète.L’interlocuteur a appelé à enquêter sur ces pratiques qu’abritent l’université pour la 4e année consécutive et sanctionner ceux qui y sont derrière.