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Sellal tente de sortir de l’ornière

الشروق أونلاين
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Ayant voulu sortir de l’ornière de la crise au sud, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal s’est empressé lundi d’ordonner à des entreprises implantées dans les wilayas du sud du pays auxquelle il ordonne d’embaucher les jeunes de la région dans les postes nécessitant pas une haute qualification.

Selon le contenu de l’instruction de Sellal portant la modalité de gestion du dossier d’emploi au Sud, les compagnies employant d’agents de sécurité qui ne sont suffisamment qualifiés à remplir leur tâche sont appelées à leur assurer une formation s’il s’avère nécessaire.   

Selon toujours la même directive par laquelle le Premier ministre tente d’absorber la colère des jeunes chômeurs de la région et apaiser leurs esprits, « S’il était quasiment impossible de trouver des qualités requises chez la main d’œuvre locale, le wali de la wilaya concernée pourrait alors autoriser le recrutement des ouvriers en dehors de sa wilaya, mais à condition que cela soit exprimé par un rapport bien justifié et avec l’accord des services d’emploi spécialisés ».

« Tout recours au recrutement en dehors de la wilaya dépendra du nombre de postes vacants et des qualifications requises. Tout employeur désireux de procéder au recrutement doit informer l’agence habilitée ou la mairie. Il doit tout d’abord s’adresser à l’Agence d’emploi qui constitue le trait d’union entre les besoins en matière de main d’œuvre des entreprises installées au Sud, à l’image de Sonatrach et ses filiales et les demandeurs d’emploi ».

La réaction de Sellal pour désamorcer, pour ainsi dire, la bombe qui risque d’éclater d’un moment à l’autre au Sud, n’est toutefois pas la première car il avait exigé auparavant, lors de sa première visite du terrain au Sud, des responsables de Sonatrach de remédier au problème d’emploi et du chômage dans cette région.

Force est de constater qu’au moment où les wilayas du pays enregistrent considérablement plus de demandes d’emploi que d’offres, la wilaya de Ouargla compte à elle plus d’offres que de demandes, elle qui abrite de nombreuses compagnies pétrolières à Hassi Messaoud.

Les élus de ladite wilaya ont affirmé à la délégation qui a accompagné le Premier ministre dans le Sud qu’au cours de l’année écoulée, il a été recensé seulement 10 000 demandes d’emploi contre  27 000 offres. Selon eux, ce sont les conditions contraignantes imposées par les compagnies pétrolières qui ont fait que le taux de chômage dans la wilaya se stagne au seuil de 9.4%, selon des chiffres communiqués par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale.    

Dans un autre volet, les jeunes chômeurs, entrepreneurs et porteurs de projets dans les wilayas du sud bénéficieront de crédits sans intérêt pour créer leurs propres micro-entreprises, selon l’instruction de Abdelmalek Sellal.

Selon l’instruction de Sellal, le ministre de l’Energie et des mines est appelé à charger toutes les entreprises placées sous sa tutelle de favoriser la sous-traitance dans le cadre de leurs activités avec les petites entreprises tout en appelant les walis à veiller au respect des dispositions de l’article 55 du code des marchés publics.

 

Les jeunes de Ouargla maintiennent leur mot d’ordre

Les initiateurs de la « marche millionnaire », à leur tête le douanier licencié, Rachid Aouine et Madani Madani ont affirmé le maintien de leur mot d’ordre prévu pour jeudi prochain pour réclamer le départ du Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

Selon eux, cette action de contestation ne se limitera pas aux jeunes du Sud ou de Ouargla uniquement car, à leurs yeux, les propos de Sellal étaient adressés à tous ceux qui ont pris part à des sit-in le 24 février dernier.

Ils ont ajouté que beaucoup de monde prendront part à cette marche qui sera pacifique. Quant à la visite de Tahar Belabbes à Genève et au cours de laquelle il aurait été décidé d’organiser cette action, nos sources ont affirmé que Belabès ne possède même pas un passeport pour se rendre dans ce pays.  

Les organisateurs insistent sur la non implication des partis politiques, car d’après eux le problème n’est guère à caractère politique, mais ils exigent de Sellal de s’excuser auprès d’eux après les avoirs traités de « cherdima » avant de procéder au dossier  d’emploi.  

Ils ont souligné également que leur action a pris une dimension nationale et à laquelle, selon eux, devraient prendre part des centaines de personnes venant du nord du pays. Une action qu’ont baptisée « recouvrement de la dignité ».

 

 

 

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