Serrar: «Les joueurs doivent se donner à fond à Ouaga»
L’ex-international algérien, Abelhakim Serrar, revient dans cet entretien qu’il nous a accordé, en tout spontanéité sur la dernière ligne droite des Verts pour se qualifier au Mondial-2014 au Brésil, à l’occasion du match aller prévu le 12 de ce mois à Ouagadougou face aux Étalons.
Abdelhakim Serrar a dit que ce match sera difficile contrairement à ce que le prévoient certains, d’autant que le football africain a significativement évolué, notamment au Burkina Faso qui contient au sein de son groupe 11 joueurs évoluant dans les grands championnats européens.L’ex-président de l’ES Sétif a conseillé le sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, à ne pas aligner les joueurs locaux lors de ce match en estimant que le championnat national ne contient pas de joueurs à la hauteur de ce genre de confrontations, en citant comme preuve l’élimination précoce de nos représentants aux Coupe de la Ligue et à la Coupe de la CAF.
Comment trouvez-vous le match qui attend les Verts à Burkina Faso?
En toute franchise, le tirage au sort était clément pour les Verts en lui évitant de confronter une des deux autres équipes arabes qualifiées à ce dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Un match entre deux équipes arabes a toujours été marqué par l’excès de zèle et sort souvent de son cadre sportif, comme ce fut le cas lors du Mondial 2014 entre l’Algérie et l’Égypte. En effet, cela ne veut pas dire que les points du match face au Burkina Faso sont acquis avant l’heure, mais je dois dire que ça va être difficile. La sélection burkinabé a remarquablement évolué ces derniers temps, laquelle contient 11 joueurs internationaux évoluant dans les plus grands championnats européens. Je suis persuadé qu’on aura droit à de très beaux spectacles et une confrontation de haut niveau.
Quel message aimeriez-vous adresser aux joueurs?
Je dois les conseiller à mettre dans la tête que tout le peuple algérien n’accepte pas autre résultat que la victoire lors de ce match qu’abritera le stade 4-Août de Ouagadougou. Je dois leur demander également de ne pas mépriser l’adversaire et prendre ce match très au sérieux pour l’emporter et procurer de la joie au public algérien qui a tant souhaité revivre les mêmes moments que ceux Omdourman.
Comment trouvez-vous la manière avec laquelle le coach abordera ce match si important?
La confrontation face au Burkina Faso diffère des autres car elle est décisive, c’est pourquoi je lui demande d’aligner les joueurs professionnels et ne pas compter sur les locaux qui ne sont pas, à mes yeux, qualifiés pour jouer ce genre de matches. Actuellement, il n’y a aucun joueur dans le championnat national susceptible de porter le maillot national et participer à des compétitions de ce niveau. La preuve en est là, tous nos clubs qui se sont engagés dans des compétitions africaines ont quitté prématurément la compétition.
Le public algérien ne craint pas l’adversaire autant qu’il craint l’arbitrage. Comment jugez-vous l’arbitrage en Afrique?
Franchement, l’arbitrage en Afrique a influé beaucoup sur les résultats des matches, notamment au cours des années 80 où l’arbitre faisait tout ce qui lui plaisait sans pour autant qu’il soit sanctionné. Maintenant avec le développement qu’a connu la balle ronde, les choses ont changé et l’arbitre ne peut échapper aux caméras et aux observateurs qui suivent le match tout au long des 90 minutes que dure le match. A cet effet, je tiens à rassurer le public algérien qu’il n’y a pas de crainte sur la sélection concernant l’arbitrage.
Un mot pour les supporters algériens qui rallieront Ouagadougou?
Je leur dis: Soyez nombreux à Ouagadougou et donnez de la voix aux Verts et personne ne vous dérangera, car le peuple burkinabé est très respectueux.