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Syrie: le beau-frère d'Assad et un ministre tués dans un attentat

الشروق أونلاين
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Le beau-frère du président syrien, l’un des principaux responsables de la sécurité, et le ministre syrien de la Défense ont été tués mercredi dans un attentat à Damas. Il s’agit de la première attaque contre des responsables de haut niveau dans la capitale depuis le début de la révolte.

L’attentat suicide a également blessé le ministre de l’Intérieur et l’adjoint au vice-président, selon une source de sécurité. Il a visé le bâtiment ultra-protégé de la Sécurité nationale, symbole de la répression, dans le centre de la capitale.

D’après une source proche des services de sécurité syriens, le kamikaze serait un garde du corps appartenant au cercle proche du pouvoir. Il aurait actionné sa charge explosive en pleine réunion de ministres et de responsables militaires et de sécurité.

Pour l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), “la mort du beau-frère du président Bachar al-Assad est un coup sévère pour le régime syrien car il assumait le tout premier rôle dans les opérations des forces régulières pour écraser la révolution”.

Attentat revendiqué

Deux groupes distincts ont revendiqué l’attaque. Lioua al Islam, un groupe islamiste dont le nom signifie “La brigade de l’islam”, a indiqué sur sa page Facebook “avoir ciblé la cellule nommée la salle de contrôle de crise dans la capitale damascène”.

L’Armée syrienne libre (ASL) s’est également attribué la responsabilité de l’attentat. “Voici le volcan que nous évoquions, ce n’est que le début”, a déclaré son porte-parole.

Dans le même temps, des affrontements entre l’armée régulière et l’ASL, composée de déserteurs et de civils armés, se déroulaient dans le sud et l’ouest de Damas, selon l’OSDH. Plus de 60 soldats de l’armée ont été tués ces dernières 48 heures dans ces combats, a précisé l’OSDH.

Sanctions suisses durcies

De son côté, le Conseil fédéral a durci les sanctions envers le régime syrien. L’ordonnance prévoit des interdictions supplémentaires dans plusieurs domaines.

Est visée en premier lieu la livraison d’équipements militaires et de tout bien ou service technique et financier pouvant contribuer à la répression ou à la surveillance de la population. La prohibition s’étend aussi au financement, à l’acquisition ou à l’importation de produits pétrolier ou gaziers.

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