Syrie: nouvelles sanctions européennes, négociations difficiles à l'ONU
L'Union européenne a décidé mercredi d'imposer de nouvelles sanctions au régime syrien en raison de la poursuite de la répression mais le Conseil de sécurité de l'ONU, divisé, n'est pas parvenu à s'entendre sur un projet de résolution sur la Syrie.
Les pays de l’UE ont décidé d’adopter de nouvelles sanctions contre la Syrie frappant 22 personnes et huit organisations ou entreprises supplémentaires en raison de la poursuite de la répression, ont indiqué mercredi des sources diplomatiques à l’AFP.
La décision a été prise au niveau des diplomates représentant les pays de l’UE à Bruxelles et doit être formellement entérinée lundi lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères à Bruxelles. “Tant que la répression continuera, nous durcirons nos mesures restrictives”, a souligné l’une des sources.
Les mesures porteront sur des gels d’avoirs et des interdictions de visa en Europe, afin d’allonger encore les listes noires existantes.Il s’agira du onzième train de sanctions européennes. Au total, à ce jour, environ 120 personnes et organisations liées au régime font l’objet de sanctions de l’Union européenne.
A l’issue d’une rencontre avec le roi Abdallah II de Jordanie à Washington, le président Obama a dénoncé des “niveaux de violence inacceptables” en Syrie, où plus de 5.000 personnes ont été tuées depuis le début de la révolte à la mi-mars 2011, selon une estimation de l’ONU.Sur le terrain, les exactions du régime se poursuivaient sans relâche mercredi contre les protestataires pacifiques.
En outre, des affrontements se déroulaient en milieu d’après-midi entre l’armée et des groupes de déserteurs dans la localité de Kafar Takharim après que les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants blessant quatre d’entre eux.
Sur le plan politique, les Frères musulmans ont refusé une offre transmise par l’Iran pour diriger un gouvernement en échange du maintien au pouvoir du président Assad, a affirmé le numéro deux du mouvement en Syrie, Mohammad Farouk Tayfour, dans un entretien au quotidien panarabe Al-Hayat.