Français

Tension toujours très vive dans le centre de Tunis où les heurts continuent

الشروق أونلاين
  • 1071
  • 0

La tension restait très vive lundi dans le centre-ville de Tunis, les policiers chargeant et tirant des lacrymogènes sur des manifestants repliés dans les alentours de l’avenue Habib Bourguiba, où un rassemblement venait d’être violemment dispersé, a constaté l’AFP.

Après avoir été chassés de l’avenue centrale Habib Bourguiba, interdite,  les manifestants ont rejoint un autre rassemblement sur l’avenue  perpendiculaire Mohamed V. Là encore, les policiers ont tiré des grenades  lacrymogènes pour disperser les gens.

Dans les ruelles autour de l’avenue Bourguiba, des policiers armés de  matraques, très agressifs, ont chargé sur des petits groupes de manifestants.  D’autres policiers en civil chargeaient à mobylette.

Les gens criaient: “Dégage! Dégage! ” reprenant le slogan de la révolution  et hurlaient: “on n’a pas peur, la rue est au peuple!”. La plupart des cafés et  boutiques avaient fermé leurs rideaux et certaines rues étaient désertes,  jonchées de pierres et de grenades lacrymogènes.

La correspondante de l’hebdomadaire français Le Point, Julie Schneider, a  été prise à partie et frappée par des policiers, a constaté l’AFP, et son  appareil photo fracassé sur le trottoir. “Je leur ai crié que j’étais  journaliste”, a-t-elle déclaré.

Plusieurs personnes ont été interpellées sans ménagement et embarquées dans  des fourgons policiers.

“Je suis consterné. Les gens que la révolution a amenés au pouvoir sont  aujourd’hui ceux qui nous empêchent de manifester”, a déclaré à l’AFP l’ancien  président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme Mokhtar Trifi.

“On ne va pas laisser s’installer le chaos. Les gens ont la possibilité de  manifester ailleurs que sur l’avenue Bourguiba”, a déclaré le porte-parole du  ministère de l’Intérieur Khaled Tarrouche sur la radio nationale.

 

مقالات ذات صلة