Une Tunisienne et une Suisse à la tête d’un réseau d’exportation de drogue vers l’Europe
Le tribunal criminel d’Alger a reporté lundi le procès d’une affaire de drogue dans laquelle un réseau international est impliqué dans l’exportation, l’importation et l’acheminement de la drogue marocaine jusqu’en Europe.
Sur les 14 mis en causes, neuf d’entre eux devront comparaître devant le juge lors de la prochaine session dont deux femmes, une Française d’origines tunisiennes et une Suisse.
Selon les résultats des investigations menées par les services de sécurité, les individus en question font partie d’un réseau criminel, dont le chef recrute des personnes de différentes nationalités en leur proposant des sommes d’argent considérables.
Une commission rogatoire émanant de la police française a établi le lien entre ce réseau et un autre activant à « Orléans » à Paris, ajoutant qu’il opère sous les injonctions de celui-ci.
Les services des Douanes du Port d’Alger ont arrêté deux voitures à bord desquelles se trouvaient une Tunisienne et une autre femme qui s’apprêtent à se rendre à Alicante en Espagne. Après avoir fouillé les deux véhicules, les agents des Douanes ont découvert une quantité de drogue estimée à 250 kg.
Arrêtées, les deux femmes ont été poursuivies pour tentative d’exportation illégale de la drogue, le trafic de drogue et constitution d’un groupe criminel transfrontalier. Elles ont reconnu être au courant de la présence de la drogue.
Une des deux accusées a révélé avoir eu des liens avec des personnes en France, qui lui ont proposé de travailler dans le domaine des drogues pour un salaire de 5.000 euros. Elle a également fait savoir avoir reçu une proposition de percevoir la somme de 1.500 euros si elle était accompagnée de son amie.
D’après les enquêtes menées, il s’est avéré que les véhicules, de couleur bleue et d’une marque non connue des Algériens, ont été utilisés de sorte qu’ils soient reconnus aussi facilement par les réseaux criminels.