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Visite discrète du directeur d’Eni en Algérie !

الشروق أونلاين
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Lors d’une séance de questions orales au Parlement italien, l’actuel directeur exécutif du groupe Eni, Claudio Descalzi a révélé avoir effectué une visite officielle discrète en Algérie la semaine écoulée et au cours de laquelle il a eu des pourparlers avec des ministres et des hauts responsables de Sonatrach.

Le déplacement de Claudio Descalzi en Algérie avait été tenu secret tant du côté algérien qu’italien.

Lors de cette séance du Parlement italien consacrée à la stratégie de la société dans le secteur de l’énergie, le directeur exécutif du groupe Eni a affirmé que la relation entre le groupe et l’Algérie est excellente assurant à ce propos que «nous sommes présents en Algérie, nous travaillons et produisons de manière naturelle et notre relation avec ce pays est excellente».

« Quant à ceux qui parlent d’incidents de l’«Eni» en Algérie, je leur dis que rien ne s’est passé pour la compagnie en termes d’activités car nous y sommes toujours et nous continuons à produire et à rencontrer les responsables algériens », indique le premier responsable d’Eni, ajoutant que « malgré cela, nous suivons avec attention tout développement et nous sommes prêts à intervenir s’il se produit ».

« Notre relation avec l’Algérie est excellente, j’étais depuis une semaine en Algérie», a-t-il déclaré ajoutant que « j’ai rencontré le ministre », en faisant allusion au ministre de l’Energie, Youcef Yousfi.

« J’ai également rendu visite à la société étatique et j’ai eu des entretiens », a-t-il fait savoir en faisant allusion à Sonatrach.

Quant à l’enquête ouverte par le tribunal de Milan sur ledit scandale, l’interlocuteur a révélé que l’affaire « concerne aussi bien le groupe (Eni) et Saipem. L’enquête préliminaire a pris fin depuis quelques jours, et seule l’enquête peut déterminer ce qui s’est passé… ».

« Concernant le groupe, nous avons effectué des contrôles internes et communiqué les résultats aux enquêteurs », ajoute-t-il expliquant qu’aucun dysfonctionnement n’a été constaté.

Les déclarations du responsable italien renseignent sur la manière avec laquelle les autorités algériennes traitent avec cette visite, qui intervient quelques jours après l’élaboration parle tribunal de Milan d’une liste des personnes accusées de versement de 197 millions d’euros de pots-de-vin versés par la compagnie, dont l’ancien n°1 du groupe Eni, Paulo Scaroni, qui a eu droit à un accueil particulier de la part des responsables algériens, bien que son nom figure sur la liste des accusés.

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