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Vivant dans des conditions inhumaines : 600 familles souffrent le martyre

الشروق أونلاين
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En plein hiver, 567 familles de Bordj El Kiffan, à la banlieue est d’Alger, « habitent » dans des « baraques » qui ne les protégent ni contre le froid, ni contre la pluie et encore moins contre la neige.

 

Ces « baraques » construites avec des tôles et des matériaux de fortune sont submergées par les eaux des pluies. La hauteur de ces eaux qui ont submergé leurs couchages,  meubles et même les cahiers et  livres scolaires a atteint un mètre dans certaines habitations. Des odeurs nauséabondes se dégagent de cette eau restée stagnante depuis plusieurs jours. Des familles ayant des bébés ont dû les mettre dans des cartons ou récipients qu’ils ont suspendus avec une corde au plafond pour les éloigner de l’eau et de l’humidité. Les adultes et les enfants quant à eux sont contraints de porter des bottes en caoutchouc à l’intérieur de ces « habitations » pour échapper à ces eaux stagnantes et puantes. La situation de ces famille de Bordj El Kiffan est tout simplement catastrophique et scandaleuse.

 

 

Le journal Echorouk s’est rendu à cet « étang » où « flottent » des dizaines d’habitations au milieu de tonnes d’ordures. Certains habitants ont osé nous parler alors que d’autres se sont cachés de honte de leurs conditions lamentables. Les maisons de fortune qui leur servent d’habitations  ne les protègent ni contre le froid, ni contre la pluie et encore moins contre la neige. En plus de cela, elles ne leurs procurent même pas le minimum d’intimité. En effet, tout ce qui se dit à l’intérieur s’entend de l’extérieur, même les moindres murmures. Construites avec des tôles, des briques et parpaings, elles menacent de s’effondrer sur leurs occupants à tout moment. Les habitants vivent le calvaire depuis 15 jours. Ils ne dorment pas à cause du froid et de l’eau qui a tout inondé. Les éléments de la Protection civile essaient depuis deux semaines de pomper les eaux des ces baraques mais leur mission est très difficile vu que tout le bidonville est inondé.

 

Nous n’avons pas pu accéder à ces « maisons » avec nos chaussures vu qu’elles sont complètement submergées par les eaux. Notre voiture s’est embourbée à l’intérieur de cette « cité ». Ainsi nous avons dû demander l’aide des habitants de ce « ghetto » pour faire sortir notre véhicule. En outre, ils nous ont offert des bottes en caoutchouc pour entrer dans certaines baraques qui ne disposent même pas du strict minimum. Le courant électrique a été coupé par les habitants de peur de se faire électrocuter,  vu que toutes les baraques sont mouillées. « Un habitant du quartier est mort par électrocution il y a à peine 20 jours », nous a dit Ammi Farid rencontré dans ce bidonville. « Les habitants de ce bidonville ne peuvent plus supporter cette situation catastrophique. De nombreuses femmes se sont évanouies à cause de la fatigue et du manque de sommeil et ont été évacuées d’urgence vers les hôpitaux », nous a déclaré Rachid 34 ans.  « Mes enfants souffrent d’asthme et d’allergie et ne vont pas à l’école depuis 15 jours à cause de nos conditions de vie tout simplement inhumaines », a raconté à Echorouk une mère de famille.

 

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