Les cours de pétrole en hausse

date 2017/05/16 views 696 comments 0
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icon-writer Samira Belaâmeri / version française: Moussa. K.

L’Arabie saoudite et la Russie, premiers producteurs du pétrole au monde, ont opté pour prolonger de neuf mois l’accord de réduction de la production pétrolière, et ce jusqu’en mars 2018.

Une démarche ayant pour objectif de maîtriser la surabondance de l’offre sur le marché mondial et de faire rebondir les prix de l’or noir, ce qui permet de renflouer un tant soit peu la rente pétrolière du pays.

Plusieurs sites d’information ont relayé ,lundi, le communiqué conjoint contenant le contenu du nouvel accord signé entre le ministre saoudien de l’Energie, Khalid Al Falih et son homologue russe, Alexandre Novak qui se sont engagés à «faire tout ce qu’il faut» en vue de réduire les stocks mondiaux. 

Pour ce faire, les deux hommes ont opté pour la prorogation jusqu’en mars 2018 de l’accord conclu à Viennes portant réduction de la production mondiale de pétrole.

La décision est prise 10 jours avant la tenue de la prochaine réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) prévue le 25 mai prochain à Viennes. 

La réunion de Viennes qui regroupera 13 pays membres de l’OPEP portera sur la recherche des possibilités de prolonger la réduction de la production de pétrole décidée en décembre dernier.

Selon l’agence Reuters, le communiqué des deux ministres de l’Energie saoudien et russe, dont la production de leurs pays représente 20% de la production mondiale en pétrole, a provoqué lundi une hausse des cours de pétrole pour se situer à 52.23 dollars le baril.

Des sources auprès du ministère de l’Energie ont affirmé que l’Algérie soutenait avec force la décision prise par Riyad et Moscou et tenterait de convaincre aussi bien les Etats membres de l’OPEP et non-OPEP afin d’adopter cette démarche en vue de réduire la production mondiale de sorte que les prix soient revus à la hausse.

L’Irak, dont la production est en hausse, a annoncé son soutien à une prolongation limitée à six mois, tandis que le Kazakhstan, un pays non-OPEP, a indiqué qu’il aurait mal à respecter tout nouvel accord reposant sur les mêmes bases que le précédent à cause de la hausse de sa production, et ce au moment où le Sultanat d’Oman a salué la décision de la prolongation de neuf mois.

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