12.000 milliards de dinars consommés en trois ans
Vers la fin de l’année en cours, l’Algérie aura consommé plus de 120 milliards de dollars, soit 12.000 milliards de dinars.
Après trois ans d’une crise -qui a frappé de plein fouet le pays- depuis juin2014, les Algériens ont pu réaliser que l’économie du pays était devenue comme une sorte d’une horrible machine à dévorer des dizaines de milliards de dollars de la réserve de change et du Fonds de régulation des recettes (FRR). Le comble dans tout ça est que la grande partie de ces sommes colossales, déplorent des experts et observateurs, étaient destinées au financement des importations et non en faveur d’une économique productive.
Pour remédier à la situation, le gouvernement a décidé de soumettre les importations de voitures, (dont la facture a atteint 6 milliards de dollars en 2013), au système de licence d’importation. Ce système a touché quelque temps plus tard les matériaux de construction fabriqués localement, dont le marbre, les céramiques et le ciment. C’est ce qu’a révélé, rappelons-le, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalam Bouchouareb.
Notons également que la commission mixte en charge de suivi du commerce extérieur a proposé la réduction du contingent quantitatif d’importation de véhicules à 50.000 unités et l’interdiction d’importation de certains types d’engrais et des produits de consommation, dont les fromages, chocolats et gâteaux.
La liste des produits soumis à la licence d’importation a été également élargie en incluant des produits agricoles, entre autres les agrumes (pomme, orange, citron) et des fruits exotiques (ananas, kiwi et banane).
Cela intervient dans un contexte où le gouvernement ait affiché clairement sa détermination de rationaliser les dépenses et réduire la facture d’importation, d’autant que le fonds de régulation des recettes (FRR) et les réserves de change soient sérieusement affectés par la chute du prix du pétrole.
Rappelons que le chef de l’Exécutif a assuré que l’Etat fera tout en sorte que les réserves de change ne baissent pas sous les 100 milliards de dollars à l’horizon 2019.